Aidé par un ancien Carolo, Dennis Ayensa face aux Diables : "On peut créer la surprise"

Scott Crabbé, journaliste football
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Aidé par un ancien Carolo, Dennis Ayensa face aux Diables : "On peut créer la surprise"
Photo: © photonews
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Ce soir, c'est l'Iran de Dennis Ayensa qui se présente face aux Diables Rouges. L'attaquant du Standard ne devrait pas être titulaire mais savoure ce premier grand tournoi disputé.

Arrivé au Standard avec son pédigrée de joueur germano-espagnol, Dennis Ayensa ne s'attendait pas à représenter l'Iran il y a quelques mois encore. Né à Bonn, en Allemagne, il avait déjà été appelé en équipe nationale d'Allemagne U19, en 2015. Ses origines espagnoles sont également visibles, il tient d'ailleurs à ce qu'on l'appelle Dennis Ayensa, laissant de côté le nom Eckert, lié à une partie de sa famille avec laquelle il n'a plus aucun contact.

Et pourtant, l'opportunité de repésenter la Team Melli s'est présentée via son grand-père iranien. La partie était toutefois loin d'être gagnée : "Mon père est à moitié iranien, mais il n’a pas de passeport. Mon grand-père est iranien, mais il est décédé. Cela rend donc les choses difficiles, je ne saurais même pas par où commencer pour demander la nationalité. Ils m’ont déjà appelé pour me demander ma situation, mais c’est tout. Ce n’est pas proche, ou quoique ce soit. Honnêtement, je n’ai aucune information sur le sujet, et je ne cherche pas à en avoir. Je n’ai pas reçu d’invitation claire, car je n’ai pas les papiers iraniens", nous confiait-il encore en septembre dernier.

La fédération iranienne accélère

Mais la persective d'une Coupe du Monde a ce don de rendre motivantes les formalités administratives les plus rébarbatives. Résultat, Ayensa a été appelé pour la première fois par l'Iran pour les amicaux du mois de mars, avant même que son changement de nationalité sportive soit définitivement avalisé par la FIFA, ce qui est désormais chose faite.

Ce premier rassemblement avait déjà fait remonter des sentiments d'appartenance qu'il ne s'imaginait plus revivre : "J'étais dans la chambre avec Ali Gholizadeh, qui a joué à Charleroi. On a directement connecté parce qu'il a aussi joué en Belgique. Il m'a beaucoup aidé, au même titre qu'Alireza Jahanbakhsh, de Dender". 

Place désorais aux choses sérieuses avec cette Coupe du Monde. L'attaquant de 29 ans n'a toutefois pas encore disputé la moindre minute avec sa nouvelle sélection. Lors du premier match contre la Nouvelle-Zélande, il n'était ainsi pas sorti du banc.

Dans l'ombre de Mehdi Taremi

Il faut dire que le joueur du Standard fait face à la concurrence de Mehdi Taremi. L'ancien attaquant de Porto et de l'Inter Milan est une légende au pays. Dennis Ayensa lui voue un profond respect et le consièdre même comme le meilleur joueur de l'histoire du football iranien.

"Je ne connais pas bien les joueurs des autres générations. Je sais qu'il y a eu des joueurs incroyables comme Ali Parvin mais de ce que j'ai vu à l'entraînement en sélection et sa personnalité, c'est le meilleur joueur", confirme Ayensa à la RTBF.

Débarqué en Pro League par le biais d'un transfert libre d'Ingolstadt vers l'Union en 2022, l'international iranien s'apprête à vivre une rencontre pas comme les autres : Ce match contre la Belgique est forcément très particulier pour moi. Ce pays m'a énormément apporté". Quant aux ambitions iraniennes, il reste plus discret : "Je ne dirai pas jusqu'où on peut aller mais ce qui est sûr, c'est qu'on peut créer la surprise". Y compris ce soir ?

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