"Je regardais Anderlecht jouer l'Europe chaque saison" : Antoine Sibierski sait où il débarque

Florent Malice
Florent Malice, journaliste football
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"Je regardais Anderlecht jouer l'Europe chaque saison" : Antoine Sibierski sait où il débarque
Photo: © photonews
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Antoine Sibierski a commencé son opération de séduction des supporters anderlechtois : en conférence de presse, le nouveau directeur sportif du Sporting a révélé son lien avec les Mauves. Il a également demandé à rencontrer Paul Van Himst.

Prendre les manettes d'un club à l'histoire aussi riche que le Sporting d'Anderlecht implique d'en connaître l'histoire et d'en intégrer l'ADN. Certains des prédécesseurs d'Antoine Sibierski ont peut-être négligé cet aspect, et le Français a donc commencé dès ce mercredi à rassurer tout le monde : il sait ce que représentent les quatre lettres RSCA. 

À commencer par le centre de formation du club : Neerpede, affirme-t-il, sera au centre du projet. "J'ai la fibre de la formation : il me faut des joueurs de l'académie dans le noyau. Ma responsabilité, à moi et à celle de Tim Borguet, c'est que la qualité de la formation perdure. J'ai toujours eu cette fibre quels que soient les postes que j'ai occupés par le passé, c'est important pour moi", déclare Sibierski. 

Antoine Sibierski regardait jouer Anderlecht étant jeune 

Né à Lille, le nouveau directeur sportif du Sporting a grandi avec le nom d'Anderlecht. "Mes parents avaient une deuxième télévision en noir et blanc et captaient la RTBF sur laquelle je regardais, chaque saison, le Sporting jouer la Coupe d'Europe. J'avais 6-7 ans", révèle-t-il. "Ca représente, toujours pour moi, le plus grand club belge. J'avais plaisir à les voir jouer".

Par la suite, s'il n'a pas reçu d'offres du RSCA en tant que joueur ("Je n'étais peut-être pas assez bon", sourit-il), Antoine Sibierski a continué à suivre le club. "J'ai été formé au LOSC et ça a toujours été difficile de jouer contre eux, ils formaient de vrais talents. Ce club représente énormément à mes yeux et ça a donc été un honneur quand Kenneth Bornauw m'a contacté".

"Si je dois citer des joueurs, c'est Scifo, Vercauteren, par la suite Albert, Degryse, Nilis... Et même si c'est plutôt la génération de mon papa, il y a aussi Paul Van Himst. Un très grand joueur, un entraîneur de qualité. Pour ne rien vous cacher, dès mon premier jour au club, j'ai demandé à rencontrer ce monsieur, et ce sera le cas la semaine prochaine. Je suis très sensible à l'histoire d'un club comme Anderlecht", continue Sibierski.  

"Nous-autres, joueurs, dirigeants, nous sommes de passage. Les générations actuelles ont tendance à l'oublier, mais je mets un point d'honneur à ce qu'on se souvienne des anciens joueurs qui ont fait l'histoire de nos clubs", conclut-il. Le genre de discours que les supporters attendent. 

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