Interview Matias Fernandez-Pardo explique enfin son choix pour la Belgique : "Il y a eu une mauvaise interprétation"
Photo: © photonews
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Chez les Diables Rouges, le sélectionneur Rudi Garcia dispose, en vue de la Coupe du monde 2026, d’un nouveau profil offensif intéressant. Matias Fernandez-Pardo s’est exprimé ce jeudi pour la première fois en détail sur sa décision de choisir définitivement la Belgique plutôt que l’Espagne.
Ce n’était pas un choix facile pour l’ailier, né à Bruxelles, avec un père espagnol et qui possède aussi une nationalité supplémentaire (argentine) via sa mère italienne. Fernandez-Pardo a oscillé ces dernières années entre différents pays et sélections nationales, mais il a finalement tranché. Et selon lui, un élément a surtout été déterminant : les discussions.
Sa mentalité est plus belge qu’espagnole
L’attaquant du LOSC a reconnu avoir longuement réfléchi à son avenir international. “J’ai beaucoup réfléchi et beaucoup parlé avec Thomas Meunier et Nathan Ngoy”, a-t-il raconté. “Vincent Mannaert et le coach m’ont aussi convaincu que ma mentalité était plus belge qu’espagnole. Après ces conversations, c’était clair pour moi et j’ai choisi la Belgique.”
“Chaque joueur veut disputer une Coupe du monde, mais je n’y ai pas pensé”, a-t-il assuré. “Pour moi, l’important était surtout d’avoir cet échange, car personne ne m’avait parlé auparavant.”
Il fait clairement référence au passé, lorsqu’à la fin 2024, il semblait avoir opté pour l’Espagne. L’attaquant avait alors été convoqué avec les Espoirs espagnols, mais il avait sciemment laissé la porte entrouverte à d’autres options. “S’ils avaient parlé avec moi plus tôt, ma décision serait peut-être tombée plus tôt”, a-t-il reconnu.
La situation a semé beaucoup de confusion ces derniers mois. Le sélectionneur national Rudi Garcia avait même déclaré que Fernandez-Pardo n’était plus sélectionnable pour la Belgique, parce qu’il aurait choisi l’Espagne.
Fernandez-Pardo n’avait pas encore vraiment fait son choix
Mais selon l’ancien attaquant de La Gantoise, la réalité était plus nuancée. “C’était une mauvaise interprétation”, a-t-il précisé. “Je n’ai jamais dit que j’avais choisi l’Espagne. Mais l’entraîneur l’a peut-être compris ainsi à l’époque.”
Fernandez-Pardo a donc délibérément gardé toutes les options ouvertes. Son grand rêve était au départ une convocation avec l’équipe A espagnole, qui n’est jamais venue. Il a finalement décidé, à l’approche de la Coupe du monde 2026, d’opter définitivement pour les Diables Rouges.
Et il semble déjà s’y sentir très bien. Il a également évoqué avec enthousiasme ses premiers jours à Tubize. “J’ai dit à tout le monde à quel point l’accueil ici a été bon. Je me sens très bien et très heureux d’être ici. Cela confirme pour moi que j’ai fait le bon choix.”
Pour la Belgique, son choix offre en tout cas des options offensives supplémentaires en vue du Mondial. Fernandez-Pardo est connu comme un attaquant techniquement fort, rapide, créatif et bon dribbleur.
Pas le nouvel Eden Hazard
En raison de son profil et de ses racines belges, Fernandez-Pardo a été rapidement comparé à Eden Hazard, mais lui ne veut pas entrer dans ce jeu pour l’instant. “Je ne pense pas”, a-t-il répondu en riant à cette comparaison. “Nous avons un profil très différent. Peut-être que, parce que je suis belge et que je joue à Lille, les gens font ce rapprochement.”
Fernandez-Pardo veut surtout écrire sa propre histoire chez les Diables. “Ma famille m’a toujours laissé libre”, a-t-il conclu. “J’ai fait mes propres choix.” Et ce choix le mène désormais définitivement vers la Belgique et la Coupe du monde 2026.
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