"Il y a beaucoup de tensions c'est clair" : un joueur iranien évoque le traitement réservé à son pays
La situation de l'Iran lors de cette coupe du Monde est plus que tendue voir même problématique. Les tensions géopolitiques entre le pays et un des pays organisateurs, les États-Unis, déteint inévitablement sur le futur adversaire des Diables Rouges. Pas idéal pour se préparer.
Mehdi Taremi s'est exprimé sur les tensions qui concernent son pays, l'Iran, entourant la Coupe du monde. L'attaquant iranien plaide pour une séparation stricte entre le sport et la politique. Pendant longtemps, en raison de l'escalade des tensions entre les États-Unis et l'Iran, la participation de son pays à la phase finale était incertaine.
L'Iran est l'un des adversaires des Diables Rouges dans le groupe G. Dimanche 21 juillet, l'Iran et les Diables Rouges s'affronteront : "Ce n’est pas ma première Coupe du monde, mais ma troisième. On dit toujours que dès que l’on descend de l’avion et que l’on entre dans le pays hôte, on doit ressentir une atmosphère de cordialité et d’unité", a confié à coeur ouvert Mehdi Taremi dans une interview accordée à La Gazzetta dello Sport.
Pas d'atmosphère de cordialité pour l'Iran sur le sol américain
"Mais je ne la ressens pas pour l’instant. Il est clair qu’il y a beaucoup de tensions, mais je pense que le sport et la politique doivent toujours rester séparés. Le sport est une question de respect, de paix et d’unité. La Coupe du monde attire un public de je ne sais combien de milliards de personnes et peut attiser ces sentiments. Elle peut contribuer à un monde sans conflits, non seulement pour l’Iran, mais pour tout le monde", poursuit l’attaquant de 33 ans.
"Je tiens simplement à ajouter que tout pays qui accepte d’organiser une Coupe du monde doit respecter les règles de la FIFA et assumer ses responsabilités en tant que pays hôte. C’est ce que j’entends quand je dis que la politique doit rester à l’écart et que les principes du sport doivent être préservés", poursuit l'ancien joueur de l'Inter Milan.
L'Iran est prêt
L'Iran affrontera donc la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle-Zélande lors de la phase de groupes. L'ancien attaquant de Porto se sent très bien physiquement et mentalement : "Mes coéquipiers et moi sommes, autant que possible, entièrement concentrés sur le tournoi. Quand nous entrons sur le terrain et que nous nous entraînons, nous faisons tout comme d'habitude. Bref, nous restons concentrés sur le football. Bien sûr, il se passe toujours des choses en dehors du match, mais la seule chose utile que nous puissions faire dans ces cas-là, c’est d’essayer de nous concentrer sur ce que nous pouvons influencer."
La sélection iranienne compte quelques joueurs issus de la Jupiler Pro League ou ayant évolué en JPL par le passé. Alireza Jahanbakhsh (Dender), Ayensa (Standard), Milad Mohammadi (ex-La Gantoise), Alireza Beiranvand (ex-Antwerp), Saeid Ezatolahi (ex-Eupen), Ramin Rezaeian (ex-KV Ostende).
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