"Cela peut être un inconvénient, mais aussi un avantage" : Anderlecht s'explique sur la surprise Vítor Bruno

Scott Crabbé, journaliste football
| Commentaire
"Cela peut être un inconvénient, mais aussi un avantage" : Anderlecht s'explique sur la surprise Vítor Bruno
Photo: © photonews
Deviens fan de Anderlecht! 4355

Vítor Bruno est le nouvel entraîneur d'Anderlecht. Présent à la Coupe du Monde, Michael Verschueren est revenu sur cette nomination, qui en a surpris plus d'un.

Pour la première grande décision d'Antoine Sibierski, il était difficile de savoir sur quel pied danser. le nouveau directeur sportif d'Anderlecht met un point d'honneur à travailler dans la discrétion. Allait-il opter pour un entraîneur français ? Un profil plus rompu aux joutes du championnat belge ? Aucun des deux, puisque son choix s'est finalement tourné vers Vítor Bruno. 

La nouvelle est tombée avant-hier, le lendemain de la reprise des entraînements pour le groupe. Une petite surprise car au-delà de son inexpérience du football belge, le Portugais de 43 ans ne compte que six mois comme entraîneur principal au FC Porto, où il a succédé à Sérgio Conceição, au grand mécontentement de ce dernier.

Pourquoi avoir opté pour Vítor Bruno ? Michael Verschueren s'est confié au Nieuwsblad sur le sujet : "Il coche beaucoup de cases. Il est jeune et prône un football offensif. Il veut non seulement gagner, il veut aussi le faire avec la manière, comme le souhaite aussi notre directeur technique Antoine Sibierski", explique le président anderlechtois, présent aux Etats-Unis non pas pour les Diables Rouges, mais pour rencontrer la fondation Bill Gates dans un premier temps.

Anderlecht confiant

Le Sporting place beaucoup d'espoir en son nouveau coach, et compte également lui donner les moyens de ses ambitions : "J'ai bon espoir qu'il sera l'entraîneur qui remettra notre style de jeu en place, avec un bloc haut et la possession du ballon. Anderlecht a toujours fait cela dans son histoire, sauf ces dernières années, où on a trop joué pour le résultat. Je ne critique pas les anciens entraîneurs, ils n'avaient pas le matériel de joueurs nécessaire".

Reste que la venue d'un entraîneur aussi peu habituéau football belge a surpris : "Cela peut être un inconvénient, mais aussi un avantage. Si vous ne connaissez pas le championnat, vous pouvez déployer le football que vous voulez jouer, sans a priori. Il ne serait pas le premier coach moins connu qui réussit". 

Vítor Bruno devra faire ses preuves

Antoine Sibierski a en tout cas pris le parti de se donner du temps, quitte à ce que sa perle rare ne débarque pas pour le jour de la reprise : "Auparavant, nous décidions souvent dans la précipitation et notre regard se limitait à ce qui était disponible en Belgique. Maintenant, nous faisons une sélection drastique, on a fait la même chose pour désigner Antoine".

Le jeu semblait, à entendre Michael Verschueren, en valoir la chandelle : "Même si on doit toujours tenir compte de plusieurs scénarios et candidats, Bruno était toujours le favori d'Antoine. Notre cellule sportive a validé ce choix. Les autres noms ? Ils ne sont pas pertinents. J'ai aussi vu circuler des noms qui étaient totalement infondés. Wouter Vrancken ? Non, il n'a jamais figuré sur cette liste. La même chose vaut pour Geraerts et Pocognoli". Voilà Vítor Bruno confirmé et conforté par un certain crédit dans ses nouvelles fonctions, la suite est désormais entre ses mains.

Corrigeer
Une erreur dans l'article ci-dessus? Annoncez le ici!

Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot

Plus de news

Plus de news