L'une des explications inavouables du départ de Garcia ? "J'espère que cela n'a pas joué"
Photo: © photonews
Le départ de Rudi Garcia fait beaucoup de bruit depuis hier. Même s'il était pressenti depuis l'élimination des Diables, il a réveillé la crainte de quelques tensions communautaires.
L'officialisation du départ de Rudi Garcia n'a pas traîné, tombant dix jours après le match contre l'Espagne. Une séparation qui semblait bel et bien voulue des deux côtés. Fallait-il tenter de le conserver ? C'est qu'estime Philippe Albert. Dans SudInfo, le consultant fait preuve d'un avis tranché : "À partir du moment où un entraîneur donne satisfaction, surtout dans le football actuel, il faut essayer de le conserver. C’est pour cette raison que je suis très étonné, et même surpris, par cette décision".
Dans ses mots de départs, Garcia explique être fier d'avoir ramené plaisir et enthousiasme autour de l'équipe, tout en initiant la fameuse transition générationnelle. Ou du moins d'accompagner cette transition (en réalité en cours depuis plusieurs années) de résultats sur la scène internationale.
C'est le principal crédit qu'il faut laisser à Garcia. Mais ces résultats ne doivent pas occulter les difficultés rencontrées par les Diables face à des blocs bas ces derniers mois. Quand l'adversaire ne joue pas de manière aussi naïve que les Etats-Unis ou le Pays de Galles, les matchs crispants comme contre la Macédoine du Nord, l'Egypte ou l'Iran se multiplient. Le match référence contre les USA ne doit ainsi pas faire oublier qu'à quelques minutes de la fin du temps réglementaire du match contre le Sénégal (où les Diables avaient été baladés tactiquement), la guillotine semblait prête.
Une unité restaurée, mais des problèmes persistants dans le jeu
Mais la fin de match contre le Champion d'Afrique en titre ne doit pas être passée sous silence pour autant. Albert estime qu'avec l'esprit de corps dont on fait preuve les Diables, la collaboration aurait dû se poursuivre.
"J’espère également que cela n’a rien à voir avec sa nationalité, avec le fait qu’il soit français ou avec des considérations linguistiques. Si l’on commence à aller dans cette direction, on s’éloigne complètement des valeurs que j’ai du football. Pour moi, l’essentiel doit rester la compétence, le travail réalisé et les résultats obtenus", conclut-il.
Des craintes qui font écho à la probable arrivée du Néerlandais Mark van Bommel à la tête de l'équipe. Mais il ne faut pas oublier que c'est Vincent Mannaert lui-même qui avait déjà nommé Rudi Garcia comme successeur de Domenico Tedesco. Notre directeur technique ne semble donc pas suivre cette logique.
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