Tom Saintfiet, le "globetrotter" qui rêve d'être plus aux yeux du public belge

Tom Saintfiet, le "globetrotter" qui rêve d'être plus aux yeux du public belge
Photo: © photonews

Suis Walfoot dès à présent sur WhatsApp !

Ce vendredi, Tom Saintfiet a l'opportunité de réaliser son meilleur résultat à la tête d'une sélection. S'il atteint les demi-finales de la CAN, sera-t-il vu comme autre chose qu'un globe-trotter ? Au fond de lui, il l'espère certainement.

Pendant longtemps, le CV long comme le bras de Tom Saintfiet et notamment sa page Wikipédia hallucinante ont été l'objet à la fois d'une fascination bien compréhensible... mais aussi d'un peu de moqueries. 

Si vous suivez le football belge, vous commencez à connaître le personnage, mais rappelons ce CV : 22 pays différents (en plus de la Belgique) clubs et sélections confondus, avec des passages-éclair aux îles Féroé, à Rovaniemi, en Namibie, au Zimbabwe, au Malawi ou encore en Namibie, au Bangladesh, à Malte ou à Trinité-et-Tobago.

Une carrière digne d'une partie de Football Manager, donc, faite de choix qu'il ne cachait pas parfois regretter : la BBC revenait en 2018 sur certaines de ses aventures. Forcé de fuir le Zimbabwe en tenue d'entraînement, toujours accompagné d'une escorte au Bangladesh où il n'a jamais pu marcher dans la rue, parti après 35 jours à Trinité-et-Tobago... On ne peut qu'espérer une chose : qu'un jour, Saintfiet écrive ses mémoires. 

Saintfiet, héros en Gambie 

Heureusement pour lui, ce qui n'aurait pu être qu'une carrière fantasque et exotique a pris une toute autre dimension quand, en 2018, il devient sélectionneur de la Gambie, 172e nation mondiale à l'époque. Un pays qui ne s'est jamais qualifié pour une CAN, et ce sera son premier exploit : en 2021, la Gambie accède à sa première phase finale.



Lire aussi… Tom Saintfiet n'ira pas plus loin : le Sénégal met fin au parcours du Mali à la CAN

Prolongé pour 5 ans, Saintfiet obtiendra un résultat inespéré en allant chercher un quart de finale avec la modeste sélection gambienne. Il la qualifiera encore une fois pour la CAN 2023, de quoi obtenir un véritable statut de héros au pays : Tom Saintfiet se verra notamment offrir un passeport diplomatique gambien, honneur rare. 

Sven Vandenbroeck a-t-il ouvert la voie ? 

Ces résultats ont permis à l'ancien entraîneur de Dessel, Aarschot et Turnhout d'enfin voir son image changer en Belgique. Une image qu'il assume pleinement, mais qui est influencée par un manque de connaissance de certaines parties du monde footballistique. Ainsi, de nombreuses fédérations proposent des contrats à très court terme, n'ayant pas les moyens de payer un salaire sur une année complète mais seulement durant quelques mois de l'année ; cela explique, en partie, les "sauts" de Saintfiet d'une fédération à l'autre une fois ses missions finies. 

Pour autant, Saintfiet, comme de nombreux exilés belges en Afrique, espère encore un jour recevoir sa chance chez lui. La Pro League, véritable cimetière d'entraîneurs, tournera peut-être un jour son regard vers ces coachs "exotiques", comme le Lierse puis Zulte Waregem l'ont fait, avec succès, avec Sven Vandenbroeck (qui avait coaché en Zambie, Tanzanie, Arabie Saoudite, Algérie et au Maroc avant de revenir au pays). 

Une qualification ce soir face au redoutable Sénégal, deuxième nation la mieux classée de cette CAN au ranking FIFA, constituerait le meilleur résultat de la carrière de Tom Saintfiet et confirmerait sa place parmi les coachs de référence en Afrique. Avant d'enfin revenir par la grande porte en Belgique ? 

Corrigeer
Une erreur dans l'article ci-dessus? Annoncez le ici!

Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot

Plus de news

Plus de news