Analyse "Plus faim que les Belges" : pourquoi les Diables Rouges ne doivent pas céder à la panique
Photo: © photonews
Un point après un match, ce n'est pas le meilleur scénario. Mais la Belgique est loin d'avoir hypothéqué ses chances dans ce Mondial.
Pour leur premier match contre l'Égypte, les Diables Rouges n'ont pas fait mieux qu'un partage 1-1. "On aurait dit que l'Égypte voulait plus gagner que nous", a expliqué Radja Nainggolan. "Ils voulaient se battre sur chaque ballon. Ils ont beaucoup plus faim que les Belges."
Du "football de diablotins" selon Radja Nainggolan
"Le but encaissé, c'est un peu du football de diablotins : tout le monde se retrouve du même côté, là où est le ballon, et on laisse énormément d'espace de l'autre côté", a lâché Nainggolan, incisif. Les Diables Rouges ont joué comme des "diablotins" que comme de vrais Diables.
Il reste deux matches aux Diables rouges pour redresser la barre. Rien n'est encore perdu : avec un point comme l'Iran, la Nouvelle-Zélande et l'Égypte, la Belgique a son destin entre les mains.
Si les Belges battent l'Iran et la Nouvelle-Zélande et le font avec une meilleure différence de buts que l'Égypte, ils peuvent malgré tout terminer premiers du groupe. Un 4 sur 6 est aussi envisageable dans un scénario où l'Égypte fait également 4 sur 6 et où la Belgique passe grâce à une meilleure différence de buts.
L'histoire peut rassurer
Premier élément à retenir : un futur champion du monde ne gagne pas forcément son premier match. Les dernières éditions l'ont démontré à plusieurs reprises. Réaliser un 9 sur 9 en phase de groupes est même beaucoup plus rare qu'on ne l'imagine.
En 2022, l'Argentine est devenue championne du monde après avoir démarré son tournoi par une défaite 1-2 contre l'Arabie saoudite. Malgré un penalty rapide de Messi, les Argentins avaient mordu la poussière face à la surprise de cette première journée.
Tout n'est pas perdu pour les Diables Rouges
En 2022, la France avait dû attendre la fin du match pour faire la différence face à l'Australie lors de son entrée en lice. En 2014, l'Allemagne avait impressionné d'emblée. Quatre ans plus tôt, l'Espagne, future championne du monde, avait débuté par une défaite contre la Suisse (0-1) et arraché sa qualification face au Chili lors de la dernière journée.
Depuis le Brésil en 2002, aucun futur champion du monde n'a réalisé un sans-faute en phase de groupes. Les Brésiliens avaient dû s'employer face à la Turquie dès leur premier match. Rien d'alarmant lorsqu'une grande nation ne convainc pas d'entrée.
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