Avis Après "passe la balle à Eden", "passe la balle à Doku" : les Diables ont besoin d'un plan B
Photo: © SC
Le plan des Diables Rouges ce dimanche était clair : "passe la balle à Jerre". Mais la Doku-dépendance a montré ses limites d'entrée de jeu.
Et si c'est maintenant, déjà, que Rudi Garcia regrettait de ne pas avoir emmené dans ses valises un autre ailier de rupture capable de désorganiser une défense, afin de soulager Jeremy Doku ? On pense bien sûr à Mika Godts, dribbleur de génie laissé à la maison après la meilleure saison d'un joueur belge à son poste après Doku lui-même. Ou encore à Malick Fofana qui revenait tout juste de blessure.
Car ce dimanche, c'était évident : le plan de la Belgique était de passer la balle à Doku... et d'espérer qu'il fasse parler son dribble d'habitude imparable. Le problème, c'est que c'était également évident pour l'Egypte, et que Mohamed Hany a fait le match de sa vie. Or, dans une Coupe du Monde, les joueurs méconnus sortant le "match de leur vie" face à la Belgique, ce sera plus fréquent qu'en Premier League ou en qualifications. Là où les Diables peuvent se permettre de monter en puissance dans le tournoi, des nations comme l'Egypte (ou l'Iran, ou la Nouvelle-Zélande...) donnent tout, tout le temps.
Jeremy Doku n'est pas Eden Hazard
On s'est longtemps moqué de Marc Wilmots pour avoir mis en place un plan très simple : "passe la balle à Eden". Roberto Martinez a continué dans la même veine mais avait des armes de sortie de banc capables de faire la différence. On pensait que Garcia ferait de Dodi Lukebakio "son" Dries Mertens, mais visiblement, le travail défensif insuffisant du joueur de Benfica lui a fait craindre le pire face à des Pharaons bien plus forts que prévu.
Le problème, c'est que Jeremy Doku n'est pas Eden Hazard. Il ne le sera même jamais. Leurs profils sont bien différents. Quand "Jerre" manque son premier, son deuxième, son troisième dribble, on le sait : le match sera long. Eden, lui, avait plus d'une flèche à son arc, et n'aurait pas laissé Hany le mettre dans sa poche tout le match de la même façon.
Les observateurs sont tombés dans le panneau en parlant à Jeremy Doku de Ballon d'Or et en le comparant à des joueurs comme Lamine Yamal et Kvisha Kvaratskhelia toute la semaine menant au match. La pression sur les épaules du "facteur X" des Diables Rouges est énorme ; s'y ajoutent la grossesse de sa femme et son accouchement imminent et, apparemment, des problèmes respiratoires. Samedi, face à l'Iran, le plan A de Rudi Garcia sera probablement encore d'espérer un premier grand match de Doku dans ce Mondial. Mais il faudra avoir un plan B, cette fois...
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