Interview Senne Lammens pense encore chaque jour à son idole disparue trop tôt: "Il était au-dessus du lot"

Senne Lammens pense encore chaque jour à son idole disparue trop tôt: "Il était au-dessus du lot"
Photo: © photonews
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Senne Lammens se démarque parmi les gardiens des Diables Rouges. Pas seulement grâce à ses prestations à Manchester United, mais aussi par un rituel particulier. Avant chaque match, il écrit les chiffres 8 et 24 sur ses gants.

Un hommage à la légende du basketball Kobe Bryant, qui a été pendant des années un modèle pour lui. Lammens a toujours été fan de NBA et, durant sa jeunesse, il admirait l’ancienne star des Los Angeles Lakers. "Quand je grandissais, il était justement à son apogée. Mes premières années à regarder la NBA correspondaient à ses dernières en tant que joueur. Mais ensuite aussi, on entendait sans cesse d’autres sportifs de haut niveau parler de son éthique de travail et de cette 'Mamba Mentality'".

Mamba Mentality

Pour Lammens, cette admiration allait au-delà du basket. Jeune gardien, il cherchait des moyens d’affirmer davantage son autorité sur le terrain. "J’avais parfois du mal à trouver cet état d’esprit. Pas en dehors du terrain, mais sur le terrain. Faire preuve d’autorité, communiquer clairement et secouer des coéquipiers quand c’était nécessaire. Alors je regardais d’autres athlètes et Kobe était quelqu’un qui, pour moi, sortait du lot".

La nouvelle du décès de Bryant a donc été un choc. "Mon frère m’a envoyé un message quand c’est arrivé. Je ne l’ai pas vraiment cru pendant les cinq premières minutes. C’était tellement surréaliste. On admire quelqu’un et, soudain, on apprend qu’il est mort dans un tel accident. Ça a été un sacré coup".

De nouveaux gants à chaque match

Depuis, les numéros 8 et 24 ont une signification particulière. Fait notable : ils ne sont pas préimprimés sur son équipement. Lammens les inscrit à la main avant chaque rencontre sur une nouvelle paire de gants. "Au départ, c’était vraiment un rappel. Quand j’entrais sur le terrain, ça m’aidait à avoir ce déclic mental. Maintenant, c’est devenu davantage un rituel. Avant chaque match, j’écris ces chiffres dessus et, pendant la rencontre, je les regarde parfois".

Cela signifie aussi qu’il joue presque chaque match avec de nouveaux gants. "Oui, à chaque rencontre. J’aime les essayer une première fois à l’entraînement la veille. Ça donne la même sensation qu’autrefois, quand on était enfant et qu’on recevait de nouvelles chaussures de foot".

Et que deviennent les gants utilisés ensuite ? Ils ne finissent pas dans un placard. "La plupart du temps, je les donne. À des personnes qui les demandent, via mes parents ou via le club. Parfois, ils vont aussi à des gardiens qui ne peuvent pas s’acheter de gants eux-mêmes ou à de bonnes causes. Je trouve toujours quelqu’un à qui ça fait plaisir".

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