Interview Hugo Vidémont dénonce : "Tubize nous a pris pour des cons"

Florent Malice
Florent Malice
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Hugo Vidémont dénonce : "Tubize nous a pris pour des cons"

Hugo Vidémont n'a pas quitté Tubize sur une note positive : le club doit encore plusieurs mois de salaire à son ex-attaquant, qui n'avait pas hésité à dénoncer la situation sur les réseaux sociaux.

Hugo Vidémont n'a décidément pas de veine. Du côté du Wisla Cracovie, il avait déjà vécu des retards de paiements ; un problème qu'il a à nouveau connu à Tubize. "Je n'ai pas de chance à ce niveau-là, c'est vrai", souffle le Français, contacté par nos soins. "À Cracovie, c'était toujours deux-trois mois de retard ... À Tubize, c'était bien jusqu'à cette saison. En hiver on a eu un peu de retard, et cet été c'était catastrophique. Ils viennent de me payer mars et juin, il me reste deux mois de salaire de retard". 

Pas de vacances 

Une situation généralisée. "Ce n'est pas pour me plaindre, tout le monde est d'accord : le président ne nous a franchement pas traités de façon humaine", accuse Vidémont. "On n'a pas pu profiter de nos vacances. Heureusement, la famille est là pour aider, sans ça, je ne sais pas comment j'aurais fait". 

Pourtant, Hugo Vidémont a été le seul à rendre le problème public. "Je ne sais pas trop pourquoi, je ne l'ai pas très bien vécu. Je disais que j'allais le faire, mes coéquipiers me disaient d'attendre, que le président allait payer. Peut-être que certains jeunes avaient peur de se mettre dans une situation difficile", s'interroge-t-il. "Mais à un moment, il ne faut pas nous prendre des cons. À un moment, ça devait sortir. Je l'aurais fait même si j'étais resté au club". 

Tubize joue avec la carrière des joueurs

Dans cette ambiance, est-ce vraiment une surprise si l'AFC Tubize a fini par faire la culbute en D1B ? "À un moment donné, quand vous manquez de respect, à tous les salariés du club, la sentence vous pend au nez. Il y a des joueurs qui veulent partir, mais le club demande d'un coup 100.000, 200.000 euros au lieu des 25.000 prévus ; ils jouent avec la carrière de leurs joueurs", lance Vidémont. "Dans la vie, quand vous vous comportez négativement, vous recevez des choses négatives". Le karma. 

"Sportivement, j'avais parfois l'impression qu'on n'était pas tellement inférieurs aux adversaires. Mais quand vous terminez derniers deux fois d'affilée, il n'y a rien à dire", continue notre interlocuteur. "De bons souvenirs ? Ca n'aura pas été le tremplin que j'espérais. Mais je ne regrette jamais rien dans la vie. J'ai rencontré de super mecs, un chouette coach, mon fils est né ici", positive cependant Vidémont. "Je garde quand même des souvenirs positifs. Mais c'est clair que ce n'est pas ce que j'espérais". 

Retrouvez la première partie de l'entretien ici : "Je rêve encore de jouer l'Europe"

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