Déplacements avec le RWDM, meurtre devant le café de son père : Fred Vanderbiest décrit son enfance agitée
Photo: © photonews
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Fred Vanderbiest n'a pas vécu une jeunesse facile. Avant sa carrière professionnelle, l'enfant de parents divorcés traînait souvent dans les rues ou accompagnait les supporters les plus virulents du RWDM en déplacement.
Enfant de parents divorcés, Fred Vanderbiest a dû se débrouiller seul dès son plus jeune âge. Il a vécu dans différents foyers et passait beaucoup de temps au café de son père à Molenbeek. "Personne ne m’a jamais dit comment me comporter. J’ai grandi dans la rue et j’y ai tout vu", confie l’entraîneur de Malines dans un entretien accordé à HUMO.
Un milieu qui a laissé des traces. Le café était le point de rendez-vous pour les joueurs et leurs sympathisants, et la violence n’était jamais très loin. "J’ai été témoin de bagarres et même d’un meurtre sur le trottoir devant le café. Il valait mieux ne pas s’y promener seul la nuit."
Dès son plus jeune âge, Fred Vanderbiest a été en contact avec les supporters les plus virulents du RWDM. "On les accompagnait en bus lors des matchs à l’extérieur. Les années 80 et 90 n’ont pas été une période faste pour le football. J’étais en plein dedans, même si je gardais mes distances."
Fred Vanderbiest a passé sa jeunesse avec les supporters les plus chauds du RWDM
L’instabilité a donc marqué sa jeunesse, mais elle a aussi été déterminante. "Tous mes amis vivaient comme ça. Si, à treize ans, tu traînes encore dans la rue la nuit, tu finis forcément par te retrouver dans des situations délicates."
Vanderbiest lui-même explique qu’il s’agit d’un hasard s’il n’a pas à son tour dérapé. "J’avais trois options : reprendre le café, devenir chauffeur routier ou footballeur professionnel. J’étais un outsider, mais un entraîneur m’a sauvé en croyant en moi."
Une mentalité de rue qu’il avait emportée sur le terrain, et plus tard même en dehors. "J’étais un bagarreur de rue, parfois au sens propre du terme. Je récoltais les cartons rouges à tour de bras et j’insultais tout le monde. Je voulais toujours avoir raison, contre n’importe qui", a conclu l’ancien médian défensif de l’Union, du RWDM, de Louvain, Dender, Roulers et Ostende, devenu entraîneur principal en 2011 au KVO.
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