Analyse La Belgique avant son club : le pari fou mais assumé de Romelu Lukaku
Photo: © photonews
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Romelu Lukaku a rejoué et a marqué face à la Croatie pour son retour. Un but très important pour le moral du meilleur buteur de l'histoire de la Belgique.
C'est une course contre la montre qu'il mène depuis des mois. Romelu Lukaku a tout misé pour être prêt au bon moment, et cet immense effort montre toute sa détermination.
Peu de stars feraient la même chose
Très peu de stars oseraient braver leur club pour se focaliser sur la Coupe du monde. Encore moins accepteraient de faire leur rééducation loin du staff médical de leur équipe par pure conviction. Romelu n'a pas hésité à le faire.
Ces derniers mois, l’attaquant n'avait qu'une seule obsession : être à 100 % pour le coup d'envoi du Mondial. Naples, son contrat, son avenir ? Tout passait au second plan derrière les Diables Rouges.
C'est un choix fort, surtout que sa situation en club s'est compliquée. Incontournable à Naples avant sa blessure, les choses ont changé durant son absence. La concurrence a marqué des points, les doutes se sont installés, et le Belge a compris qu'il n'était plus intouchable en Italie.
Son statut à Naples a pesé
Lukaku connaît le monde du football mieux que quiconque. Il a vécu le très haut niveau, a été encensé puis enterré, transféré pour des montants records et critiqué après des périodes plus difficiles. Il doit lui-même se rendre compte que sa position à Naples n'est plus la même qu'il y a quelques mois.
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Pour couronner le tout, sa relation avec le club a pris un coup. Pendant qu'il se soignait en Belgique, les critiques ont fusé depuis Naples. C'est le genre de tacle qui laisse des traces, surtout pour un joueur comme lui, qui marche énormément à la confiance et à la reconnaissance.
Il y a un autre calcul derrière tout ça. Lukaku sait que la Coupe du monde est la plus belle des vitrines. À 33 ans, il joue gros. S'il sort un grand tournoi aux États-Unis, au Canada et au Mexique, les clubs acheteurs oublieront ses pépins physiques pour ne retenir que ses exploits sur la plus grande scène du monde.
Le Mondial, la meilleure vitrine pour les clubs intéressés
Mais attention, ça ne veut pas dire qu'il fait ça que pour sa pomme. Loin de là. Tout au long de sa carrière, Lukaku a prouvé son attachement au maillot national. Là où d'autres voient les matchs internationaux comme une corvée, lui y puise une force. Même quand c'était la crise en club, il a presque toujours répondu présent avec la Belgique.
Le sélectionneur Rudi Garcia va devoir le gérer au millimètre. Il y a peu de chances de voir Big Rom titulaire d'entrée au Mondial. Le lancer direct après des mois sans jouer serait trop risqué. Mais Garcia ne doit pas faire l'erreur de le bloquer dans un rôle de joker en fin de match.
Lukaku n'a jamais été un super-sub. Il est meilleur quand il peut user les défenses dès le coup d'envoi, imposer son physique et monter en puissance au fil des minutes. Il a besoin de rythme, de répétition et de confiance, pas de grapiller vingt minutes quand le match part dans tous les sens.
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