Thibaut Courtois a de grands projets pour le Racing Genk : voici à quoi ressemble son plan

Thibaut Courtois a de grands projets pour le Racing Genk : voici à quoi ressemble son plan
Photo: © photonews

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La surprise planait depuis un moment, mais elle a été officialisée ce lundi : Thibaut Courtois investit à Genk via sa société NXTPLAY. Pour le gardien du Real Madrid, c’est bien plus qu’une simple décision d’affaires. C’est surtout un retour chargé d’émotion au club où tout a commencé.

Juste avant de rejoindre les Diables rouges à Tubize, Thibaut Courtois est passé par la Cegeka Arena pour finaliser l’accord dans la plus grande discrétion. Lors d’un point presse, il a ensuite détaillé ses intentions.

"Genk, c’est chez moi", a-t-il immédiatement lancé, selon Het Laatste Nieuws. "J’ai grandi ici et c’est ici que ma carrière a commencé. Si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à la formation et aux chances que j’ai reçues à Genk. C’est pour ça que je suis très heureux et fier de refaire partie de cette famille."

Du côté du Limbourg, l’arrivée du Diable Rouge a été accueillie à bras ouverts. Le CEO Peter Croonen a même parlé d’un jour historique, en insistant surtout sur le lien entre Courtois et le club.

Genk, le vaisseau amiral de son réseau football

Cet investissement s’inscrit dans le projet football plus large de NXTPLAY, qui a déjà pris des participations dans le club français du Mans et dans l’Espagnol d’Extremadura. Courtois tient toutefois à souligner que Genk y occupe une place à part.

"L’objectif n’est pas de fonctionner comme un groupe multiclubs classique", a-t-il expliqué. "Genk deviendra le vaisseau amiral de notre réseau football. Nous pensons que les clubs peuvent se renforcer commercialement, mais chacun conservera sa propre identité."

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Que Genk soit finalement le choix belge n’a rien d’un hasard, selon Courtois. Son nom a aussi été associé ces derniers mois au Sporting Hasselt, sans qu’une collaboration ne se concrétise. "Il n’y a qu’une seule équipe en Belgique dans laquelle je me vois vraiment investir, et c’est le Racing Genk", a-t-il affirmé. "L’aspect émotionnel a évidemment joué."

Courtois et son partenaire d’affaires Gonzalo Vila acquièrent une participation minoritaire dans le club. Vila intégrera également le Conseil d’administration. Pour Courtois, un investissement doit aller au-delà du simple soutien financier. "Nous ne voulons pas juste mettre de l’argent", a expliqué le gardien. "Nous voulons réfléchir avec le club, partager notre savoir-faire et l’aider à grandir."

Courtois restera toutefois, pour l’instant, impliqué à distance. Sa priorité, c’est la Coupe du monde avec les Diables Rouges et, bien sûr, le Real Madrid. "Si Genk me demande mon avis sur un joueur ou un dossier en particulier, je veux bien m’y pencher", a-t-il précisé. "Mais soyons honnêtes : le club travaille déjà très bien aujourd’hui. Ce que Dimitri de Condé a construit ici ces dernières années, c’est impressionnant."

Recommander Genk aux jeunes joueurs

La prolongation de Dimitri De Condé jusqu’en 2035 vient d’ailleurs entièrement du club. Thibaut Courtois voit surtout un énorme potentiel pour l’avenir, pas uniquement sur le plan sportif, mais aussi commercial. Il est convaincu que Genk peut encore renforcer sa visibilité à l’international.

"Mes coéquipiers au Real Madrid connaissent vraiment Genk", a-t-il souri. "Grâce à des joueurs comme Kevin De Bruyne, Leandro Trossard et moi, le club s’est construit un nom. Genk est un pionnier dans le développement des jeunes talents."

Il ne veut toutefois pas devenir un intermédiaire actif sur le marché des transferts. "Ce n’est pas mon rôle d’appeler des joueurs et de les convaincre", a rigolé Courtois. "Mais si un jeune me demande un conseil, je recommanderai toujours Genk."

Jouer le titre chaque année

Il voit cet investissement comme un projet à long terme. Et il n’exclut pas qu’il puisse, plus tard, évoluer vers une part plus importante ou un rôle officiel au sein de la direction. "C’est possible", a-t-il reconnu. "Je veux encore jouer cinq ou six ans et j’aime vivre à Madrid, mais c’est clairement un projet à long terme. D’ici quelques années, je serai sans doute plus souvent présent."

L’ambition, elle, est déjà très claire. "Genk doit à nouveau jouer plus souvent le titre et gagner des trophées", a lancé Courtois. "Les top clubs doivent se battre chaque année pour le championnat. Et la Champions League est extrêmement importante dans cette optique."

En dehors du terrain, il voit aussi grand. "Sur le plan commercial, je veux rendre le nom de Racing Genk encore plus connu dans le monde", a conclu Courtois. "On doit grandir pour devenir un club du top 50 en Europe. Je vois l’avenir avec beaucoup de confiance."

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