Rudi Garcia écarté car il ne parlait pas néerlandais ? Un journaliste flamand remet les pendules à l'heure
Rudi Garcia n'a pas été écarté parce qu'il ne parlait pas néerlandais. Un journaliste flamand explique les raisons de son départ.
Depuis la nomination de Mark Van Bommel à la tête des Diables Rouges, une question revient du côté francophone : Rudi Garcia a-t-il été écarté parce qu'il ne parlait pas néerlandais ? L'idée s'est répandue ces derniers jours. Pourtant, l'ancien sélectionneur avait atteint les objectifs fixés, en menant la Belgique jusqu'aux quarts de finale de la Coupe du monde 2026, où elle a été éliminée par l'Espagne, future championne du monde.
Il n'y avait pas de problème côté flamand
Pour Pieter Jan Calcoen, chef du service des Sports de Het Nieuwsblad, cette lecture est erronée via la RTBF. Selon lui, la décision de la Fédération belge n'a pas été liée à la langue. "J'entends beaucoup dire que Rudi Garcia a été viré parce qu'il ne parlait pas le néerlandais. Mais c'est faux. Parce qu'il a été installé par les mêmes personnes qui ont décidé de ne pas poursuivre avec lui. Ça n'a jamais été un souci pendant deux ans. Du côté de la presse flamande, on se moque de la langue parlée par les entraîneurs. Ici, le coach va beaucoup plus parler néerlandais mais ça ne va jamais influencer le bilan à la fin. Donc je suis un peu surpris par la polémique qu'il y a pour le moment."
Le journaliste flamand explique que d'autres éléments ont pesé dans la balance. "Il ne faut pas oublier qu'il y avait quand même des choses plutôt négatives avec Rudi Garcia. Il a fait ce qu'il fallait avec la Nations League et puis la Coupe du Monde. Mais sur la fin, il y avait pas mal d'irritations avec lui et les personnes autour de lui. Des éléments tactiques que la Fédération n'a pas appréciés, les joueurs non plus. Si on regarde aussi la manière dont il a géré certains dossiers un peu plus chauds. Ici, la Fédération pense faire un pas en avant avec Mark van Bommel."
À ses yeux, Van Bommel représente un profil plus adapté aux attentes actuelles. "Il est moderne, il est hyper professionnel. Autre élément important, c'est son people management. Il a lui-même bossé au plus haut niveau. Il sait comment il doit motiver les joueurs. Si les joueurs ne se sentent pas bien, il va chercher une solution avec eux. Il est vraiment proche des joueurs. C'est aussi important quand on parle de l'équipe nationale. Parce que pour beaucoup de joueurs, il y a beaucoup de matchs. Et au moment où ils doivent venir à Tubize, c'est important que l'atmosphère soit bonne, qu'ils se sentent appréciés et respectés".
Un sélectionneur belge ?
Le journaliste rappelle que les possibilités étaient limitées pour trouver un sélectionneur belge. "Hein Vanhaezebrouck et Vincent Mannaert, ça aurait été difficile. Philippe Clément veut aller en Premier League avec son club. Ils ont parlé avec Pocognoli mais il est assez jeune et c'était un peu tôt pour lui. Vincent Kompany, c'était tout simplement impossible. Donc il n'y avait pas autant de choix pour le moment."
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