Euro 2012: 5 flops
Joao Viriato Nunes
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Euro 2012: 5 flops

Les Pays-Bas et la France ont déçu

1. Pays-Bas
Considérés au départ par beaucoup comme le troisième favori, juste après l'Espagne et l'Allemagne, les vice-champions du monde ont fortement déçu dans cet Euro. Les traditionnelles batailles d'ego entre ses stars et des choix discutables de Bert van Marwijk ont fait du mal à une équipe cassée en deux. Les individualités en attaque n'étaient pas au rendez-vous pour compenser la fragilité d'une défense qui paraissait une authentique passoire. À retenir seulement quelques bons moments de Van der Vaart et le début du back gauche Willems qui, en dépit de la naïveté causée par son jeune âge, a montré qu’il peut être une option intéressante pour l'avenir.

2. Violence/racisme
Ce n'est pas une nouveauté mais c'est toujours regrettable. On a encore vu des scènes de violence entre supporters dans quelques matches de la phase de groupes, avec un point chaud à l’occasion du Pologne-Russie, une rencontre toujours chargée d'histoire, pas nécessairement à cause du foot. Quant au racisme, les prédictions les plus catastrophistes faites au départ ne se sont heureusement pas concrétisées mais l'UEFA a quand même été obligée d'investiguer plusieurs cas d'offenses à caractère racial ou xénophobe.

3. Sièges vides
Trop de billets pour des sponsors, billets trop chers pour le pouvoir d'achat local, surévaluation du nombre de supporters motivés pour suivre son équipe dans un contexte de crise économique, tout cela aura contribué aux espaces vides dans les tribunes et tout cela doit faire réfléchir l'UEFA. Le pari d'organiser un tournoi en Pologne et en Ukraine est respectable et fut un relatif succès. Mais lorsque l’on envoie des équipes dans des lieux mal connectés et avec peu d'expérience dans l’accueil de visiteurs en masse (surtout en Ukraine) il faut savoir prévoir et organiser les choses de façon à éviter des images comme celle d'une finale d'un Euro avec autant de sièges vides.

4. Laurent Blanc
Blanc a été un peu victime des attentes élevées créées par son très bon travail pendant la qualification. La sortie de cette équipe de France de l'Euro s'est pourtant faite dans un gros malaise, confirmé par sa démission ce weekend. Le "président" n'a pas réussi à discipliner une équipe d'enfants gâtés qui avait besoin d'une main forte, capable de former un vrai groupe à partir de joueurs talentueux à l’ego surdimensionné. L'autre grand péché c'est la façon dont la France a perdu son match en quart de finale. Bien sûr qu'être éliminé par l'Espagne n'est une honte pour personne. Mais on devine la défaite dès l’instant où Blanc avoue la peur et rentre sur le terrain avec une équipe trop défensive qui n’a pas eu la capacité d’oser quoi que ce soit. En demi-finale, le Portugal a montré qu'on peut jouer d'égal à égal avec cette machine au tiki-taka tout en étant fidèle a son style.

5. Euro à 24
Pour faire plaisir à ceux qui l’ont élu à la tête de l'UEFA, Platini a décidé d'élargir l'Euro à 24 équipes à partir de la prochaine édition. Même si ça veut dire que la Belgique aura plus de possibilités de se qualifier, ça ne semble pas être une bonne nouvelle pour le tournoi. On a encore vu en Pologne et Ukraine qu'avec 16 équipes on a du jeu et de l'émotion dès le premier jour - c'est la taille idéale pour un championnat d'Europe. À 24 on risque de voir, comme aux Mondiaux (où l'option pour 32 équipes paraît bien plus justifiée pour donner la possibilité aux sélections de s’affronter au-delà de leur confédération), les choses sérieuses ne commencent qu’en huitièmes. Cela va probablement aussi nuire à la lisibilité du tournoi, ce qui n'est pas une bonne manœuvre  quand on sait que ce genre de compétitions attire des gens qui ne suivent pas forcément le football pendant l'année.

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