Affaire White Star, ou quand l’Union belge montre encore son amateurisme
Julien Denoël
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Affaire White Star, ou quand l’Union belge montre encore son amateurisme

L’Union belge en a décidé ainsi : Jeffrey Rentmeister n’était pas qualifié pour trois rencontres et l’avoir aligné coûte un score de forfait. Cela profite donc au White Star qui repasse en tête de la D2. Mais encore une fois, l’Union belge s’est ridiculisé dans cette histoire.

Que reproche-t-on exactement à Seraing ? Et bien d’avoir forcé l’affiliation de Jeffrey Rentmeister via le système électronique Kick-off, l’intranet de l’Union belge. Une argumentation qui ne tient pas la route.

Si c’est effectivement via ce système qu’un joueur doit être proposé à l’affiliation, le club n’a aucun pouvoir sur la question. C’est la commission d’affiliation qui juge si oui ou non un joueur est dans les règles. Dans un premier temps, l’Union belge avait donc donné son accord.

C’est la commission d’affiliation qui juge si oui ou non un joueur est dans les règles

On pourrait arguer que la décision n’était pas claire, mais là encore, cela ne tient pas. Avec le système des feuilles de matchs électroniques, on peut voit directement si un joueur est qualifié ou non pour la rencontre. Seraing aurait-il jouer avec le feu ? Pour un match, à la limite, mais pour trois ? Non.

Encore une fois, on peut voir que l’Union belge n’assume pas ses erreurs. Devait-elle accepter l’affiliation de Rentmeister à la base ? La question mérite d’être posée, mais à partir du moment où elle a dit oui, la faute n’incombe plus au club. Le White Star pourrait éventuellement demander des réparations, mais sanctionner un club qui était dans son bon droit montre un certain amateurisme et une fuite en avant par rapport à ses responsabilités.

L’Union belge n’assume pas ses erreurs

Eupen, Seraing, Roulers voire l’Antwerp vont aller en appel. Aboutira-t-il ? On est en droit de l’espérer pour que ce cirque cesse. Et que l’Union belge assume enfin ses erreurs.

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