"J'entends souvent que Rudi Garcia sait rebondir" : notre sélectionneur répond à ses détracteurs
Photo: © photonews
Rudi Garcia prend ses marques à l'Union Belge. Notre sélectionneur tient à mettre toutes les chances de son côté.
En s'assurant du soutien d'Eden Hazard, Rudi Garcia a réussi à faire grandir son capital sympathie avant même le premier match. Mais ce n'était évidemment pas le seul but recherché. Notre sélectionneur a expliqué à L'Équipe ce que son ancien joueur pouvait lui apporter.
"Eden m'a aidé et va m'aider dans le relationnel avec les joueurs. Je ne veux pas regarder ce qu'il s'est passé avant. Je repars de zéro. C'est une nouvelle aventure. Je veux que les joueurs viennent avec envie, sourire et fierté quel que soit leur âge, leur palmarès et les trophées. Je veux réussir à créer un état d'esprit collectif dans un cadre sérieux", déclare Garcia.
De belles paroles à trois semaines du barrage de Ligue des Nations contre l'Ukraine. Mais l'entraîneur français s'insurge contre cette image qu'il véhicule, voulant que les postes prestigieux obtenus tiennent plus de ses présentations Powerpoint que de la profondeur de son plan d'attaque.
Les entraîneurs français trop peu mis en avant ?
"J'entends souvent que Rudi Garcia sait rebondir... Mais je suis peut-être aussi sollicité parce que je fais des résultats intéressants ! Il faut plutôt se poser les bonnes questions et pourquoi on n'a personne en Angleterre, en Allemagne, en Espagne et quasiment la moitié de coaches étrangers en Ligue 1, regrette-t-il.
Garcia déplore la mauvaise image des entraîneurs grançais dans leur propre pays : "On passe d'ailleurs plus de choses aux entraîneurs étrangers en France qu'aux Français, alors que Bruno Genesio fait de l'excellent travail et a eu de grands résultats de Lyon à Lille. Je ne comprends pas non plus pourquoi un Philippe Montanier est sans club".
Rudi Garcia réfute s'être plus vendu que les autres mais confesse avoir fait ses recherches pour retrouver un banc de touche : "Après Naples, j'ai organisé des séminaires avec mon staff et on a regardé ce qui pouvait nous intéresser en clubs dans le football européen et français mais aussi en sélection, quelles étaient les destinations possibles. La Belgique en faisait partie. Si l'intérêt pouvait être réciproque, c'était une volonté".
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