Interview Teddy Teuma, la grande interview : "Dans quelques années, le Standard pourrait rejouer le titre"

Loïc Woos
Loïc Woos, suiveur du Standard
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Teddy Teuma, la grande interview : "Dans quelques années, le Standard pourrait rejouer le titre"
Photo: © photonews
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Teddy Teuma s'est confié pour la première fois sur son arrivée au Standard. Le milieu de terrain entend ramener le club le plus haut possible et se dit déjà ouvert à l'idée de prolonger son contrat de six mois "si tout se passe bien".

Teddy, pouvez-vous revenir sur votre départ gratuit du Stade de Reims, qui a surpris beaucoup de monde ?
L’explication est simple : le club est entré dans une logique de trading et je ne rentrais plus dans les plans. Il fallait, à mon âge, que je continue à jouer avec un projet intéressant dans un club ambitieux. Le Standard me convenait sur ces points-là, mais aussi dans la mentalité. Je comprends que cela puisse sembler étonnant pour beaucoup de gens. Le coach ne souhaitait pas mon départ, mais on s’est séparés d’un commun accord avec la direction, qui ne comptait plus vraiment sur moi et voulait que je parte. Malgré le retour de Karel, j’ai fait avec. Oui, j’ai refusé de prolonger mon contrat.

Théo Leoni ne vous a pas chambré à votre signature ?
Je m’entends très bien avec lui, il est content pour moi. Je connais la rivalité entre le Standard et Anderlecht, il ne m’a pas trop épaulé dans mon choix. On s’est quand même bien chambrés. Une fois, à Noël, on lui avait offert un maillot du Standard à la cacahuète. Je lui ai donc dit que c’était bien, parce qu’il avait déjà un maillot de moi (rires).

Qu'est-ce que cela vous fait de revenir en Belgique ?
Je suis super content de revenir. Le championnat belge m’avait manqué. Le club correspond à ma mentalité, le Standard m’a toujours tapé dans l’œil. Il y avait déjà eu pas mal de discussions il y a deux ans, et j’étais assez attiré. Je suis content, car dès mon premier jour en Belgique, on m’a dit que j’étais fait pour jouer au Standard.

La mentalité entre vous semble bien coller.
Oui, c’est un bon "match". Le club et moi partageons les mêmes valeurs et ça peut très bien fonctionner. Mais c’est beau de parler : la meilleure réponse se donnera sur le terrain.

À 32 ans, certains optent pour un dernier gros contrat lucratif. Ce n'est pas votre cas.
Mes enfants sont toujours à l’école à Reims, c’était important de ne pas partir très loin. Ma famille est primordiale, c’est pour ça que j’ai fait le choix de rester à proximité. Et si, après six mois, ça se passe bien, je suis ouvert à l’idée de continuer. Je ne suis pas venu ici en mode vacances pendant six mois, puis merci et au revoir. Je crois en ce projet et je compte faire le maximum.

Votre passé à l’Union ne vous a pas trotté dans la tête au moment de signer ?
Non, je n’y ai pas vraiment pensé. J’avais dit à mon agent qu’en cas de retour en Belgique, je voulais que ce soit à l’Union ou au Standard. J’ai toujours été attiré par ce club, je ne sais pas trop comment l’expliquer. La ferveur ressemble à celle de Marseille, près d’où j’ai grandi, à Toulon. Quand le Standard est venu, ma porte était grande ouverte. Mais c’est vrai que je suis toujours attaché à l’Union, où j’ai passé cinq belles années. Je continue à les suivre et je reste un petit supporter de l’Union malgré tout. Gand ? Oui, c’est vrai que j’ai refusé leur offre. Ce n’était pas le genre de club qui m’intéressait.

Qu'est-ce qui a changé chez vous depuis cette période à l'Union ?
Je pense que je suis différent après mes deux saisons en Ligue 1. Malgré mon âge, j’ai encore progressé, même si mes aptitudes physiques ne sont plus les mêmes qu’à 20 ans. J’ai évolué techniquement ainsi que dans la maturité. Je suis toujours le même, mais quand même un peu différent.

Casper Nielsen avait dit à son arrivée que le Standard et l'Union se ressemblaient. C'est un avis que vous partagez ?
On sent que c’est un club historique, comme l’Union, avec beaucoup de supporters. J’ai la sensation que le club est en pleine relance. Le Standard est un club qui peut largement viser le titre dans quelques années, comme l’Union l’a fait, en restant humble et la tête sur les épaules. Si tout fonctionne, le club pourra jouer le titre dans quelques saisons, en bâtissant quelque chose de sérieux.

La prestation collective dans le choc wallon a montré le chemin à accomplir…
On a connu un match compliqué contre Charleroi, mais je sais où je mets les pieds. Je vais essayer d’apporter ma touche. Le Standard se reconstruit de manière saine et il en avait besoin. Il va falloir du temps, mais je suis venu pour amener le Standard le plus haut possible, car ce club mérite d’être là-haut. Il part de loin et, comme tout nouveau projet, il faudra du temps pour que tout se mette en place.

Le top 6 reste l'objectif qu'on vous a présenté ?
Oui, c’est l’objectif à court terme. Je pense que c’est faisable en gardant la tête sur les épaules. C’est très serré au classement et de gros matchs arrivent. On va les prendre les uns après les autres. C’est vrai que je rentre directement dans le grand bain, mais ce n’est pas un problème. Pour être dans le top 6 et performer, il faudra battre des équipes de ce niveau.

Votre moyen de servir les attaquants, et notamment Ayensa que vous avez connu à l'Union, pourrait être un facteur décisif. C'est d'autant plus dommageable que Casper Nielsen se soit blessé.
Avec Casper, les automatismes sont là, il n’y a aucun souci. On a déjà joué beaucoup de matchs ensemble, 93 en officiel. Avec Dennis, j’ai moins joué en match, 15 en officiel, mais on a passé deux années ensemble dans le groupe et je sais exactement ce dont il a besoin. Il doit être remis en confiance au maximum pour être performant et élever le niveau de l’équipe. Cela vaut pour tout le monde : c’est comme ça qu’on peut assumer notre rôle de leader. Il faut d’abord être bon individuellement pour pouvoir l’assumer collectivement.

Vous avez opté pour le numéro 80, pourquoi ?
Je voulais prendre le 10, mais il est occupé par mon bon copain Dennis. Le 80 était libre et il me fait penser au numéro 80 de Ronaldinho à l’AC Milan. On reste dans le thème du numéro 10.

Avec l'absence de Casper, vous êtes déjà prêt à commencer contre Gand si le coach vous appelle ?
Oui, je suis fit, et pourquoi pas pour 90 minutes. Gand ? C’est une très bonne équipe, mais à l’heure actuelle, on doit surtout se concentrer sur nous et élever notre niveau de jeu, car des matchs de très haut niveau arrivent. Dans chaque domaine, on doit monter d’un cran.

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