"Des gens escaladaient le grillage pour jouer au volley sur notre terrain" : quand l'Union touchait le fond
L'Union Saint-Gilloise trône aujourd'hui au sommet du football belge. Le club est pourtant passé par des moments très compliqués lors de la dernière décennie.
La rapidité de l'ascension de l'Union est connue et fascine toujours autant les suiveurs de Pro League. Les galères traversées il y a quelques années encore ne sont un secret pour personne. Mais c'est en écoutant le témoignage de ceux qui les ont vécues qu'on en prend réellement conscience.
L'interview d'Esteban Casagolda accordée à La Dernière Heure en est un bon exemple. En 2013, l'attaquant belgo-argentin (toujours actif au Crossing Schaerbeek à 39 ans) a évité à l'Union une descente en quatrième division en marquant l'unique but de la rencontre face au RFC Liège.
Un autre temps, d'autres moyens
L'un de ces tournants dans la remontée des Saint-Gillois : "Jürgen Baatzsch a investi dans le club juste après. Si on était descendus en D4, aucun investisseur ne serait venu. Donc oui, j'ai peut-être été l'un des sauveurs de l'Union...mais avec toute l'équipe", sourit-il.
Les conditions de travail étaient éprouvantes : "On s'entraînait au Bempt : il fallait emprunter une petite ruelle pour accéder à un terrain mal entretenu. Des gens escaladaient le grillage pour jouer au volley sur notre terrain et tant qu'on n'ouvrait pas la porte, ils ne partaient pas... ce qui retardait l'entraînement. On se changeait dans des préfabriqués et les douches étaient presque toujours froides. C'était ça aussi, le charme de l'Union".
Des histoires aujourd'hui bien loin du confort dont bénéficie le staff : cette saison, l'Union a encore franchi une étape en quittant le complexe d'entraînement de Lier pour s'installer à Zaventem. Plus près du Bempt, mais sans volleyeurs escaladant les grillages.
Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot