Johan Walem retrouve son club de coeur (mauve)
Kevin Jonckheere
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Courtrai accueille Anderelcht ce soir en clôture de la 13e journée de Pro League

Johan Walem retrouve son club de coeur (mauve)
Photo: © photonews

Johan Walem est un enfant du Parc Astrid. L'ancien anderlechtois risque de ressentir pas mal de frissons au coup d'envoi de la rencontre entre Courtrai et Anderlecht ce jeudi soir en clôture de la 13e journée de Jupiler Pro League (20h30). Retour sur une carrière bien remplie.

Par Kevin Jonckheere,

Né à Soignies en 1972, Johan Walem a été acheté par le Sporting Anderlecht dès l'âge de 14 ans en provenance du RWDM. Pour quelle somme ? "En réglant une facture d'électricité non payée par le RWDM", a expliqué le coach courtraisien dans les colonnes du journal Le Soir ce matin.

Après avoir terminé sa formation à Anderlecht, Walem a signé un contrat pro chez les Mauves où il est resté durant 10 ans (1987-1997). Considéré comme l'un des cadres de l'équipe à l'époque, lui qui a été champion avec Anderlecht à trois reprises (93, 94 et 95), l'actuel entraîneur de Courtrai s'est lancé un nouveau défi en Italie, sa seconde nation.

Son épopée italienne

Vendu à l'Udinese pour une somme avoisinant les 5 millions d'euros, un montant impressionnant pour l'époque, Walem va y rester jusqu'en 1999 où il se verra prêter en direction de Parme pour une saison. Une fois son prêt terminé, l'ancien entraîneur des Diablotins est retourné à l'Udinese (son fils de 8 ans y joue actuellement, ndlr.) pour une dernière pige en Serie A avant de rejoindre les rangs du Standard de Liège.

Après un passage de deux saisons en bord de Meuse, le natif de Soignies a ressenti un manque de soleil, de pâtes et de bon vin. La solution ? Prendre un billet simple en direction de la botte. Parti gratuitement du Standard, Walem va enchaîner deux saisons en Serie B italienne, au Torino et à Catane. Des résultats moins satisfaisants et un temps de jeu fortement réduit, vont le pousser à mettre un terme à sa carrière de joueur à l'âge de 33 ans.

Au total, Johan Walem aura disputé 96 rencontres en Serie A, pour 5 buts inscrit lors de son premier passage dans le Calcio. Il ponctuera ensuite sa carrière avec 35 rencontres disputées pour deux fleurs plantées en Serie B.

De joueur à entraîneur

Une fois sa carrière terminée, Walem a pris les commandes de l'équipe espoir du RSCA pendant deux saisons pour ensuite rejoindre, une fois encore, l'Italie et les espoirs d'Udinese pour une seule saison seulement. Après ce bref retour aux sources, Walem a ensuite pris les rênes des Diablotins où il eu la chance de pouvoir coacher des joueurs tels que Dendoncker, Praet, Heylen, Tielemans ou encore Roef. Tiens tiens, certains risquent de ne pas lui faire de cadeau ce soir au stade des Eperons d'or (20h30).

Après trois ans passés à la tête de l'équipe nationale espoir, avec un bilan de 10 victoires, 4 nuls et 5 défaites, il va ensuite accepter le défi courtraisien. Un fameux défi d'ailleurs que de reprendre une équipe solide, avec des résultats extrêmement positifs depuis cinq ans et surtout de faire oublier le duo charismatique Vanhaezebrouck-Vanderhaeghe. "J'ai toujours choisi la difficulté. Mais ici, c'est encore plus difficile que je l'aurais imaginé", a-t-il encore ajouté dans le Soir.

Aujourd'hui Courtraisien et demain Mauve ?

Aujourd'hui, Walem est parvenu à apporter sa griffe à Courtrai tout en laissant les bases construites par Vanhaezebrouck pendant cinq ans. Meilleure défense du championnat (à égalité avec Anderlecht, ndlr.), Courtrai peine toutefois en attaque. "J'ai toujours mis l'accent sur l'organisation, c'est la base pour obtenir de bons résultats. Nous avons perdu le duo le plus performant de Pro League la saison dernière (Santini - Chevalier, ndlr.), (...) mais je ne m'inquiète pas car nous nous créons pas mal d'occasions".

Ce soir, c'est donc face à l'équipe de ses débuts que Walem va exercer ce métier qui lui tient tant à coeur. Va-t-il un jour l'exercer dans son jardin bruxellois ? La question reste ouverte... "Entraîner Anderlecht, c'est mon rêve. Tout le monde le sait. C'est le Sporting qui m'a permis de faire carrière", explique Walem, toujours dans le journal Le Soir.

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