Interview Arnaud Bodart savoure : "Jouer pour le Standard, tout ce dont je rêvais"
Florent Malice
Florent Malice depuis Tubize
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Arnaud Bodart savoure ses débuts réussis avec le Standard de Liège

Arnaud Bodart savoure : "Jouer pour le Standard, tout ce dont je rêvais"

Arnaud Bodart est l'une des bonnes surprises de ce début de saison : le jeune gardien de 21 ans est le n°1 du Standard depuis la première rencontre. Présent à Tubize avec les Espoirs, il a raconté ces semaines de bonheur ...

Arnaud Bodart (21 ans) ne s'était pas encore présenté devant la presse depuis le début de saison, choyé par un Standard conscient que le jeune neveu de Gilbert Bodart est scruté depuis qu'il est le numéro 1 des Rouches. Mais c'est avec beaucoup de naturel qu'il a répondu aux questions : "Ca fait partie du job", sourit-il, détendu. 

Un rêve de gosse 

"Ce début de saison, je le vis évidemment très bien. Le Standard, c'est mon club : j'y suis depuis les U8", rappelle Bodart quand on lui demande de raconter ces dernières semaines. "Quand on est jeune, on joue pour s'amuser ; il y a des défis aussi, bien sûr, parce qu'il y a beaucoup de tournois, les sélections de jeunes ... mais on est encore un peu insouciant vis-à-vis du fait de passer professionnel". 

Une seule envie : jouer au Standard 

"Puis, au fil des années, on se dit quand même, qu'on aimerait vraiment être joueur pro. Et moi, au fil des années, je n'avais qu'une envie : avoir la chance de jouer au Standard," confesse le portier Rouche. "Oui, c'est un peu un rêve qui se réalise. J'avais cette ambition d'être footballeur professionnel quelque part, mais le Standard, je me répète, c'est mon club. On était toujours sur le bord du terrain avec les jeunes ; avoir la chance d'y être maintenant, c'est extraordinaire".

D'autant plus que Bodart s'était entendu dire, dans sa jeunesse, qu'il ne pourrait peut-être jamais devenir footballeur pro. "Oui, j'avais dû passer des radios du poignet. Mais je crois que tout ça m'a juste donné la rage : tu te dis "mais merde, j'ai tant de rêves et c'est ça qui va me bloquer?", lance l'international espoir, le regard brillant. "Ca m'a fait grandir". 

Quand l'été 2019 arrive, et même si Bodart a déjà disputé des rencontres en PO2, difficile de le voir devenir le n°1 des Rouches : le Standard transfère un portier, Vanja Milinkovic-Savic, dans l'optique claire d'en faire le titulaire. Jean-François Gillet, lui, est toujours là et toujours bon pied bon oeil. "Honnêtement, je ne sais pas ce que le club envisageait pour moi. On avait eu quelques discussions mais il n'y avait aucune garantie", reconnaît Arnaud. 

Ne pas se monter la tête 

"La saison commence tôt en Belgique, il peut se passer tellement de choses. Je n'avais qu'un objectif : réussir au Standard et tirer le maximum de ce qu'on me donnerait. Est-ce que j'ai pensé à un prêt ? Forcément, à un moment, on se dit qu'on ne peut pas rester éternellement bloqué", concède-t-il. "Mais ça n'a jamais été une obsession. Je prends vraiment les choses calmement. Même quand j'étais troisième choix derrière Ochoa et Gillet, je voyais ça comme une chance d'apprendre à leurs côtés". 

Et maintenant qu'il est titulaire, pas question pour Bodart de se reposer sur ses lauriers. "Je ne pensais pas forcément longtemps à l'avance que je serais titulaire, même si je sentais que c'était possible. Les choses se passent comme elle se passent. Et même maintenant, je ne suis pas seul : Vanja progresse bien, Jean-François garde un niveau extraordinaire. Je veux continuer à grandir, je ne me mets rien en tête".

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