Tirage des Diables pour l'Euro: éviter les mauvais souvenirs ou chasser les vieux démons?
Pierre Ghislain
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Tirage au sort de l'Euro: pour éviter les mauvais souvenirs ou chasser les vieux démons?

Tirage des Diables pour l'Euro: éviter les mauvais souvenirs ou chasser les vieux démons?
Photo: © photonews

Si on connaît à 75% la composition du groupe des Diables Rouges pour l'Euro 2020, le tirage au sort du 30 novembre prochain aura tout de même un intérêt pour nos Diables Rouges.

L'UEFA l'a définitivement confirmé jeudi: il n'y aura pas deuxième tirage au sort à l'issue des barrages, prévus fin mars. Et cette confirmation a un impact direct sur le groupe des Diables Rouges. Outre la Russie et le Danemark, seules deux équipes peuvent encore se joindre à notre équipe nationale: le Pays de Galles ou la Finlande.

Dans neuf jours, on saura donc avec précision à quelles sauces seront mangés nos Diables Rouges, mais aussi quand et dans quel stade ils joueront: si on sait que les Diables Rouges se déplaceront en Russie (Saint-Pétersbourg) et au Danemark (Copenhague), on ne sait pas encore dans lequel de ces deux pays ils disputeront deux rencontres. 

Pays de Galles ou Finlande? 

Mais c'est bien entendu le nom du quatrième adversaire qui sera le plus attendu: faut-il plutôt espérer tirer la Finlande ou le Pays de Galles? Si on se réfère à l'histoire récente de notre équipe nationale, on aurait tendance à voter pour le pays scandinave. Mais les Diables doivent pourtant avoir aussi une furieuse envie de prendre leur revanche, sur des Gallois qui leur ont mené la vie dure ces dernières années.

Le Pays de Galles fait quasiment office de bête noire pour la génération dorée du football belge. Étrange car c'est, justement, à Cardiff qu'avait commencée la ruée vers l'or des Kompany, Vertonghen et autre De Bruyne. Au Pays de Galles, les Diables avaient entamé leur campagne de qualifications pour le Mondial 2014 par une belle victoire 0-2. La seule victoire de l'ère Wilmots contre les Gallois. 

Deux partages... puis deux défaites

Car après ça, Gareth Bale et ses partenaires ont toujours joué de mauvais tours à la Belgique. Le 15 octobre 2013 d'abord. Les Diables célébraient, devant leur public, leur qualification pour le Mondial, après 12 ans d'absence dans les compétitions internationales, mais Aaron Ramsey avait gâché la fête en égalisant à la 88e minute de jeu (1-1). 

Rebelote un an plus tard. Au Stade Roi Baudouin toujours. On débute alors à peine les éliminatoires pour l'Euro 2016 et les hommes de Wilmots sont incapables de faire la différence. Résultat: un partage nul et blanc décevant, qui n'aura, au décompte final aucune incidence.

Quelques mois plus tard, en juin 2015, les Belges retournent à Cardiff. Forts d'un joli succès amical au Stade de France (un 3-4 qu'aucun supporter belge présent à Saint-Denis n'a oublié), on se dit que, cette fois, les Diables vont venir à bout de ces insaisissables Gallois, qu'il n'y aura pas match. Pas du tout: Radja Nainggolan offre à Gareth Bale l'un des buts les plus inattendus de sa carrière internationale et une victoire de prestige aux Gallois. 

Le cataclysme de Lille

Annonciateurs, car, un an plus tard, Belges et Gallois vont, encore, croiser le fer. Tombés dans la partie la plus facile de la phase finale de l'Euro 2016, les Belges voient s'ouvrir une voie royale vers la finale. Radja Nainggolan place une mine dans le plafond Gallois et on pense alors, que, cette génération va enfin goûter au dernier carré d'une compétition majeure. Mais les Dragons en veulent plus et ils vont à nouveau briser les rêves belges avec, entre autres, ce but inoubliable de Robson-Kanu qui a mis tout un pays à genoux. 

Faut-il craindre les Gallois? La réponse est évidemment, non. Parce que les Diables ont grandi depuis cette traumatisante soirée lilloise, parce qu'ils sont probablement plus forts qu'en 2016 et parce qu'ils auront soif de revanche s'ils devaient retrouver leurs bourreaux de l'Euro 2016. Mais les Diables sauront aussi qu'il faut se méfier des Gallois car, depuis l'avènement de la génération dorée, aucune autre nation ne les a fait autant souffrir que le Pays de Galles entre 2013 et 2016... 

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