Interview Jerry Prempeh, défenseur central de Virton : "Dommage que le championnat se décide au tribunal"
Antoine Arnould
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Jerry Prempeh, de San Siro au flou virtonais : "Dommage que le championnat se décide au tribunal"

Jerry Prempeh, défenseur central de Virton : "Dommage que le championnat se décide au tribunal"

Le défenseur franco-ghanéen connaît bien Flavio Becca. En effet avant son deuxième passage à Virton, Jerry Prempeh est resté sept saisons durant à Dudelange. Une longue fidélité qui lui a notamment permis d'évoluer dans de mythiques stades européens.

Des moments extraordinaires en Coupe d'Europe

En tout, notre interlocuteur a pris part à 31 rencontres européennes, dont 8 en phase de groupe de l’Europa League. Fin 2018, Jerry Prempeh parcourait encore l’Europe avec Dudelange : « Ce sont des moments extraordinaires. On a joué dans des stades mythiques : au Bétis devant 40.000 personnes, à l’Olympiakos dans une ambiance de folie, ou encore à San Siro. C’est extraordinaire pour un club comme Dudelange ».

Un premier passage satisfaisant à Virton

L’été passé, le natif de Kumasi est revenu à Virton, le club gaumais qu’il avait quitté en 2011 pour rejoindre le FC Fribourg. Il se souvient de son premier passage en Gaume : « On a fait une saison extraordinaire en Division 3. On a commencé avec dix victoires avant de mettre fin à la série contre le White Star. On était encore premier au mois de décembre, mais on s’est écroulé en fin de saison. Notre équipe était trop dépendante de notre attaquant (Harlem Gnohoré). Mais j’étais resté avec de très bons souvenirs de mon premier passage à Virton ».

Le retour en Gaume, huit ans plus tard

Quand Jerry Prempeh a eu l’occasion de revenir à l’Excelsior, il n’a pas hésité longtemps : « Quand le Président Monsieur Becca m’a demandé, j’ai accepté tout de suite. Car il y avait un projet derrière qui était d’autant plus intéressant avec le coach de Dudelange, Dino Toppmöller. Cela faisait 8 ans que je travaillais avec Monsieur Becca, je sais que c’est une personne sérieuse, tout comme le coach. C’était clair qu’on allait pas jouer la relégation ».

Et les espoirs étaient plus que fondés, puisque les Virtonais ont terminé au sommet du classement, loupant de peu une place en finale : « Virton venait de monter. On était obligés de dire qu’on visait le maintien. Mais secrètement, avec un tel projet et un tel entraîneur, on se disait qu’on allait être proches de la montée. Pas forcément la première année, mais à court terme, dans les années à venir. Mais terminer premiers dès cette année, je n’y pensais pas. Ce fut une saison extraordinaire ; nous sommes passés de très peu à côté de la finale de la tranche ».

Sur le plan individuel aussi, la saison de Jerry Prempeh a été un carton : « Je suis très content. En arrivant, mon objectif était de jouer le plus de matchs possibles. J’ai donc fait ce que j’espérais en étant titulaires et en loupant peu de matchs ». Prempeh a en effet pris place dans la défense gaumaise à 25 reprises cette saison.

Depuis la décision de la Commission des Licences, c'est le flou total  

Evidemment la décision extra-sportive concernant la licence professionnelle est venue modérer l’euphorie virtonaise. Le plus frustrant étant surtout que les joueurs n’y sont pour rien : « C’est en effet dommage que le championnat se décide au niveau du tribunal et de la commission. Un club de D1 amateurs qui jouait la relégation peut monter en D1B. Et au contraire un club de haut de classement peut descendre. Imaginons que cela se soit passé avec OHL ou le Beerschot. On aurait un club qui peut monter en D1A et qui termine en divisions amateures. Cela fausse le championnat ».

Cependant le défenseur central de 31 ans garde un brin d’espoir : « Tant qu’il y a de l’espoir, je croirai qu’il est possible de rester en D1B. Le club dit qu’il va tout faire pour empêcher la relégation donc j’y crois encore. Et si on doit descendre, je verrai avec Monsieur Becca ce qu’il propose. Pour le moment, on ne reçoit pas beaucoup d’infos. Hormis les communiqués officiels du club qu’on reçoit par mail, on est dans le flou ».

Dans l’attente d’un éventuel retournement de situation qui ferait du bien au football wallon, Jerry Prempeh pourra quoiqu’il arrive présenter un joli CV qui l’a vu parcourir l’Europe et fouler certaines mythiques pelouses. Même si en Gaume, celle du Stade Yvan Georges l’est tout autant.

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