Le talon d'Achille des Diables pour des années encore ? "La Belgique a un problème dans sa formation"
Photo: © photonews
La défense des Diables en vue de la Coupe du Monde à venir restent un sujet de discussion récurrent. Hein Vanhaezebrouck a un avis bien tranché sur la question.
Selon Hein Vanhaezebrouck, la ligne arrière reste la zone la plus faible des Diables Rouges : "Nous avons suffisamment de qualité en attaque et au milieu de terrain. Au but, nous avons le meilleur du monde. Mais défensivement…”, commence-t-il dans Het Nieuwsblad.
L'ancien entraîneur de La Gantoise n'était pas un grand fan de Wout Faes mais est tout de même surpris de la vitesse à laquelle il est passé du statut de titulaire à écarté du groupe. Il regrette également qu'un garçon comme Matte Smets n'ait jamais été rappelé après sa boulette lors de sa seule apparition contre Israël, le dernier match de l'ère Tedesco.
Trop d'attention portée à la qualité de relance ?
Il s'interroge également sur les profils qui émergent des centres de formation belges : "La Belgique a un problème avec la formation des défenseurs centraux... Autrefois, c'étaient des gars comme Van Buyten, Kompany, Vertonghen, Van Meir, Albert… Des durs à cuire qui, avant même de parler de qualité footballistique, faisaient peur à l'adversaire".
Il met en avant un certain contraste avec la situation actuelle, ou même par rapport à ce qui se fait ailleurs : “Si un jeune joueur avec du gabarit est un peu moins bon en football, nous le mettons de côté. En Angleterre ou en Allemagne, il y a encore des colosses en défense. Des bêtes. Chez nous, ce sont des joueurs comme Arthur Theate ou Wout Faes, qui sont une tête plus petits que leurs homologues allemands par exemple. Prenez Nathan Ngoy, il ne mesure que 1m83".
Le cas de Brandon Mechele a également été évoqué : “Brandon fait du bon travail depuis plusieurs années et il doit, avec toute son expérience, aller à la Coupe du monde. Mais avec tout le respect que je lui dois : si vous devez jouer avec Mechele en équipe nationale, c'est qu'il y a quelque chose qui manque. C'est limite-limite”, conclut Vanhaezebrouck.
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