De Michel Preud'homme à Romelu Lukaku, les chiffres du XI idéal des Diables Rouges

Pierre Ghislain
Pierre Ghislain
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De Michel Preud'homme à Romelu Lukaku, les chiffres du XI idéal des Diables Rouges

Appelés à élire la "meilleure équipe belge" de tous les temps, les supporters ont parlé: leurs votes ont permis de dessiner la '125 Years Icon Team. Retour, en images et en chiffres, sur les carrières internationales des onze heureux élus.

 

Michel Preud'homme, le mur (du Mondial 1994)

Double champion de Belgique avec le Standard, vainqueur d'une Coupe d'Europe avec Malines et d'une Coupe du Portugal avec Benfica, Michel Preud'homme a laissé des traces de son passage partout où il est passé. Y compris en équipe nationale. Longtemps doublure de Jean-Marie Pfaff en sélection, le Liégeois aura pourtant dû attendre son tour en équipe nationale.

C'est finalement à la fin des années 80 et dans les années 90 qu'il marquera l'histoire. Et le parcours diabolique de Michel Preud'homme est forcément indissociable de son incroyable Mondial 1994. Un tournoi au cours duquel il avait, notamment, livré un match de titan contre les Pays-Bas. Élu meilleur gardien de la planète à l'issue de la Coupe du monde américaine, MPH mettra un terme à sa carrière internationale quelques mois plus tard, après avoir disputé 58 matchs entre les perches belges.

Eric Gerets, le Lion 

Lui aussi a gagné partout où il est passé. Double champion de Belgique avec le Standard et sextuple champion des Pays-Bas, Eric Gerets est longtemps resté le seul Belge à avoir remporté la Ligue des Champions. C'était avec le PSV, en 1988.

En équipe nationale, il était de la partie lors de deux campagnes mémorables: la finale de l'Euro en 1980 et la demi-finale du Mondial mexicain en 1986. Du haut de ses 86 caps, le Lion de Rekem a participé à trois Coupes du Monde et un championnat d'Europe.

Vincent Kompany, le leader

La présence de Vincent Kompany dans cette liste très sélecte n'est pas non plus une surprise. Valeur sûre de Premier League, le défenseur central l'était aussi en équipe nationale. Il n'a certes pas été épargné les blessures et aurait sans doute pu prétendre à bien plus que les 89 caps qu'il affichait au moment de prendre sa retraite, mais il a tout vécu en 15 ans de carrière internationale.

Il a connu la plus mauvaise période de l'histoire des Diables Rouges. Avant d'être l'un des éléments moteurs de l'ascension de la génération dorée du football belge. Depuis le retour au premier plan, au Brésil en 2014, jusqu'à cette fabuleuse campagne russe, celui qui avait finalement laissé son brassard à Eden Hazard, aura marqué de son empreinte l'histoire des Diables. Avec pour unique regret, son forfait pour l’Euro 2016.

Philippe Albert et l'inoubliable souvenir d'Orlando

Avec Michel Preud'homme, l'autre héros du Mondial 1994. Précurseur belge en Premier League, où il a fait les beaux jours de Newcastle, Philippe Albert a fait du Mondial 1994, son Mondial. Il était déjà là en 1990, mais c'est aux Etats-Unis qu'il a marqué les esprits.

Aussi solide derrière qu'opportuniste devant, l'Ardennais a marqué deux de ses cinq buts avec la sélection lors de cette Coupe du monde. Dont cette réalisation qui est restée dans les annales, permettant aux Diables Rouges de terrasser l'ogre néerlandais. "Le meilleur souvenir de ma carrière internationale", confiait-il encore récemment. On peut le comprendre.

Jan Vertonghen, l'omniprésent

Comme Vincent Kompany, Jan Vertonghen était de l'épopée olympique des Diablotins en 2008 à Pékin. Et comme son collègue bruxellois, il s'est rapidement imposé chez les Diables Rouges. Polyvalent, il a longtemps arpenté le flanc gauche, avant de retrouver sa sa place de prédilection, dans l'axe d'une défense à trois, depuis l'avènement de Roberto Martinez.

Toujours présent, il a multiplié les sélections pour, d'abord, effacer le record de Jan Ceulemans, avant de devenir le premier joueur belge à atteindre les 100 caps. Il entame 2021 avec un record de 123 apparitions chez les Diables Rouges. Et s'il est, avant tout, loué pour ses qualités défensives, Super Jan a aussi su se montrer déterminant offensivement. Neuf buts inscrits avec l'équipe nationale, dont deux en Coupe du monde. Parmi lesquels, évidemment, son improbable coup de tête contre le Japon qui restera à jamais gravé dans l'histoire du football belge.

Axel Witsel, l'indétrônable

René Vandereycken, Georges Leekens, Marc Wilmots, Roberto Martinez: quatre sélectionneurs différents et un point commun, ils ont tour à tour fait d'Axel Witsel un pion majeur et intouchable de leur onze de base. Résultat: à tout juste 32 ans, l'ancien milieu du Standard est le deuxième Diable le plus capé de l'histoire et la perspective d'en être privé l'été prochain a de quoi inquiéter Roberto Martinez.

A son omniprésence, Axel Witsel a aussi ajouté l'efficacité. Car, s'il évolue dans un rôle moins offensif qu'à ses débuts, il a tout de même inscrit dix buts avec le maillot de l'équipe nationale, dont cette jolie bicyclette, à Sclessin qui plus est, élue but de l'année 2017 des Diables Rouges.

Enzo Scifo, le magicien

Talent précoce, Enzo Scifo s'est lui aussi logiquement fait une place dans ce onze de légendes. Il n'avait que 18 ans quand il a fait ses premiers pas avec les Diables Rouges, lors de l'Euro 1984 en France. Deux ans plus tard, il était déjà devenu l'un des joueurs majeurs de la sélection de Guy Thys. Buteur à deux reprises au Mexique, le Louviérois avait été élu meilleur espoir de la Coupe du monde 1986 et avait grandement contribué à la performance historique des Diables.

Mais le Mondial 1990 restera sans doute comme le chef-d'oeuvre inachevé d'Enzo Scifo avec l'équipe nationale. Un chef-d'oeuvre brutalement interrompu par la volée de David Platt en huitièmes de finale, mais ça n'empêchera pas Enzo Scifo de se classer sixième au classement du Ballon d'Or quelques mois plus tard. Au total, Enzo Scifo aura disputé quatre Coupes du monde, un championnat d'Europe, joué 84 rencontres et inscrit 19 buts avec les Diables.

Kevin De Bruyne, le maestro

Arrivé très jeune chez les Diables Rouges, Kevin De Bruyne est aussi très vite devenu indispensable en équipe nationale. Symbole de cette éclosion rapide, sa brillante campagne éliminatoire pour le Mondial 2014 au cours de laquelle il avait aligné quatre assists et quatre buts. Il n'a fait, ensuite, que monter en puissance.

Et sa prédisposition à distiller les caviars en fait l'un des joueurs les plus décisifs de sa génération. Avec 37 assists en 78 caps, il est l'un des meilleurs passeurs de l'histoire de l'équipe nationale. Mais KDB sait aussi marquer: 20 buts en sélection. D’ailleurs, s'il ne fallait retenir qu'un geste de sa carrière internationale, c'est sans doute un but qu'on mettrait en exergue: cette frappe magistrale qui avait permis aux Diables de mettre le Brésil au tapis en quart de finale de la Coupe du monde 2018.

Eden Hazard, le génie

Si Romelu Lukaku fait exploser les compteurs depuis l'arrivée de Roberto Martinez, Eden Hazard n'est pas en reste non plus. Successeur de Vincent Kompany au brassard, "Eden est un capitaine qui parle avec ses pieds", disait Marc Wilmots. Depuis qu'il a enfilé ce brassard à l'Euro 2016, le Brainois est effectivement irrésistible en équipe nationale.

32 buts (le deuxième meilleur total de l'histoire du foot belge), 33 assists (à peine moins que KDB), 106 caps: les chiffres parlent d'eux-mêmes. Avec, jusqu'ici, un Mondial 2018 en point d'orgue de cette remarquable carrière internationale. Une Coupe du monde bouclée avec une médaille de bronze et un Ballon d'argent de second meilleur joueur de la compétition.

Jan Ceulemans, le Caje

Pendant plus de 20 ans, Jan Ceulemans aura détenu le record du nombre de caps en équipe nationale. Ces 96 apparitions ont probablement joué dans sa nomination dans le onze des 125 ans de l'Union Belge, mais Jan Ceulemans n'était pas seulement présent, il était aussi décisif en équipe nationale. Au total, il a trouvé l'ouverture à 22 reprises avec les Diables Rouges.

Contemporain d'Eric Gerets, il a, lui aussi, disputé la finale du Championnat d'Europe 80 et la demi-finale du Mondial 86. Buteur en huitième et en quart de finale, ainsi qu'en petite finale, il avait terminé la Coupe du monde mexicaine en tant que meilleur buteur belge. 35 ans plus tard, Sterke Jan a certes cédé son record à un autre Jan, mais il garde une place de choix dans le cœur des supporters.

Romelu Luaku, le (serial) buteur

57! Un seul chiffre suffit évidemment à témoigner de l'ampleur prise par Romelu Lukaku dans l'histoire de notre équipe nationale. Quand il a fait ses débuts en 2010, alors qu'il n'avait pas encore 17 ans, Paul Van Himst et Bernard Voorhoof partageaient le titre de meilleur buteur de l'histoire des Diables Rouges (30 buts). Dix ans plus tard, l'attaquant formé à Anderlecht est grimpé à 57 réalisations en 89 caps. 

Et c'est sous Roberto Martinez que Big Rom' a définitivement pris son envol avec l'équipe nationale. Avant l'intronisation de l'Espagnol, il totalisait 17 buts (pour 51 caps). Depuis, Romelu Lukaku a fait trembler les filets à 40 reprises en 38 matchs. Une moyenne phénoménale qui en a fait un incontournable de ce onze légendaire... 

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