Analyse Cet Eden-là n'est pas loin du onze de base
Florent Malice
Florent Malice
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Eden Hazard est monté au jeu plein de bonnes intentions, mais a encore un peu de travail

Cet Eden-là n'est pas loin du onze de base

C'était la bonne nouvelle du soir, au-delà de la victoire tranquille des Diables : Eden Hazard, reprenant le brassard pour l'occasion, a paru en jambes, même s'il n'est pas encore totalement à niveau.

On a pu écrire pas mal de choses sur le public russe lors de ce Mondial : clairement, l'ambiance de 2018 n'est plus la même, les locaux semblent moins en feu que lorsque la compétition était "la leur" et ne se sont pas privés de huer cette Belgique qui était pourtant son chouchou il y a trois ans (sans hostilité réelle, les relations entre supporters restant cordiales). Mais il y a un homme qui a mis tout le stade d'accord à son entrée au jeu : Eden Hazard

À la 72e, lorsqu'il a remplacé un Dries Mertens invisible, le n°10 a pu constater qu'il avait toujours la cote en Russie, où il avait hypnotisé le public à coups de prestations cinq étoiles. Si Luka Modric avait été élu Ballon d'Or du tournoi, pour la Russie, c'est clair : l'homme du Mondial 2018, c'était Eden Hazard. Le nom du Madrilène est d'ailleurs celui qui revient le plus quand les gens, dans la rue, apprennent que nous sommes Belges. Et Эдeн Азар a été acclamé par la Krestovski Arena, qui espérait s'enflammer à nouveau, quitte à ce que ce ne soit pas pour son équipe. 

Les braises de 2018 

Et visiblement, Eden avait à coeur de leur rendre cet amour, mais aussi de montrer qu'il était prêt à jouer plus que vingt minutes. Dès ses prises de balle, le capitaine se mettait face au jeu, dans la posture qu'on ne lui connaît plus assez depuis son arrivée au Real Madrid. Tenu de prêt, il ne réussira pas à faire la différence, mais ses gardes du corps ont eu du travail.

Eden Hazard

Une chose est sûre : l'Eden de 2018 aurait passé son homme plus facilement, aurait mis le feu là où ses 20 minutes n'étaient que des braises. Mais ces braises, longtemps froides, semblent ici reprendre : propre techniquement, debout rapidement dès qu'il a été mis au sol par les solides russes, Hazard était mort de faim. "J'ai besoin de temps de jeu sans prendre de risques, je fais confiance au coach", a-t-il confié après la rencontre, partagé entre la frustration de ne pas avoir joué plus et un plaisir visible de retrouver ses sensations. 

Cet Eden-là est-il prêt à débuter une rencontre ? Peut-être pas. Après dix minutes face à la Croatie, vingt ce samedi, il en disputera peut-être une trentaine face au Danemark. Avant, au choix, d'être mis au repos totalement contre la Finlande ... ou de débuter, quitte à sortir à la pause. Le scénario de chaque rencontre jouera également un rôle, car on peut difficilement imaginer Martinez prendre le moindre risque si le dernier match n'a aucun enjeu. Une chose est sûre : Hazard est plus près du 11 que jamais. 

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