Quand l'ADN ne suffit pas : l'échec de Cedric Hatenboer, signe d'un Anderlecht "made in Hasi"
Photo: © photonews
Cedric Hatenboer a donc quitté Anderlecht un an après être arrivé, prêté à Telstar avec option d'achat. Une issue prévisible, car Besnik Hasi avait rapidement fait comprendre qu'il ne donnerait pas sa chance au Néerlandais.
Quand Cedric Hatenboer rejoint le Sporting d'Anderlecht fin janvier 2025 (il sera prêté dans la foulée à son club, l'Excelsior, mais le transfert est annoncé dès l'hiver), Olivier Renard est tout sourire : le nouveau directeur sportif du RSCA frappe fort pour son premier transfert.
Car Hatenboer est un talent très convoité : il se murmurait à l'époque que le PSV Eindhoven et Feyenoord, entre autres, se disputaient ses faveurs. Anderlecht a payé 2,1 millions d'euros mais a surtout prouvé qu'il reste un nom attractif pour les jeunes talents néerlandais. Le flop Michel Vlap reste dans les têtes, mais on en est persuadé à Neerpede : Cedric Hatenboer est taillé pour réussir au club.
L'ADN RSCA, mais pas l'ADN Hasi
David Hubert, T1 à l'époque, se réjouit de travailler avec Hatenboer... mais n'en aura pas l'occasion. Le temps que le jeune milieu néerlandais arrive à Bruxelles pour l'intersaison et il a été remplacé par Besnik Hasi - un coach aux idées diamétralement opposées. Et un coach loin d'être fan de Cedric Hatenboer.

Pour schématiser : Besnik Hasi attend de ses milieux de terrain qu'ils aient du coffre, de la hargne, de la grinta. Même un artiste comme Nathan De Cat a dû s'y plier et a musclé son jeu. Hatenboer, lui, est élégant, racé, met peu d'impact et de rythme : il casse les lignes d'une passe, place des petits ponts, caresse le ballon. La classe à l'Anderlechtoise, se dit-on, mais pas de ça chez Hasi.
Car le problème de Hatenboer est qu'il refusait, semble-t-il, de faire les efforts nécessaires pour s'adapter... et, surtout, de jouer avec les Futures dans un premier temps. Une clause dans son contrat avait même été évoquée, qui empêchait le Sporting d'envoyer le Néerlandais en U23 - il y aura finalement joué 5 matchs, sans jamais convaincre qu'il était au-dessus du lot.
Hatenboer reviendra-t-il à Anderlecht ?
L'attitude de Hatenboer, arrogante et pas vraiment conciliante, a rapidement braqué Besnik Hasi. Il se raconte en coulisses que le coach kosovar avait été très clair : sous sa houlette, il n'aurait pas une minute de temps de jeu. Publiquement, il avait même taclé Hatenboer, estimant qu'il n'avait "pas été bon" avec les Futures - une déclaration surprenante tant elle était ciblée et sans concessions. Le message était clair.
Tellement clair que le prêt de Cedric Hatenboer à Telstar s'accompagne d'une option d'achat, une surprise car ce n'était initialement pas prévu. Visiblement, le club non plus n'a pas apprécié l'attitude de Hatenboer, au point d'être prêt à se séparer d'un joueur qui pourrait pourtant trouver sa place la saison prochaine dans une équipe qui ne serait pas coachée par Besnik Hasi (et c'est fort probable). L'ADN ne suffit pas...
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