Gillet, Lukaku, De Cat, son franc-parler : les premières vérités de Vitor Bruno sur Anderlecht

Scott Crabbé, journaliste football
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Gillet, Lukaku, De Cat, son franc-parler : les premières vérités de Vitor Bruno sur Anderlecht
Photo: © photonews
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Ce jeudi, Vitor Bruno a donné sa première conférence de presse en tant qu'Anderlecht. Le Portugais a abordé plusieurs sujets liés à sa nomination.

En polyglotte qu'il est, Vitor Bruno s'est exprimé en français (héritage de son passage comme adjoint de Sérgio Conceição au FC Nantes) pour sa première apparition devant la presse belge. Son aventure à la Beaujoire lui avait valu de côtoyer un certain Guillaume Gillet : "J'ai échangé quelques messages avec Guillaume, où il était un capitaine emblématique. Il avait une forte présence dans le vestiaire".

Gillet n'a pas eu besoin de le convaincre : "C'était facile. Si vous regardez la dimension du club, la manière dont le projet m'a été présenté par Kenneth (Bornauw) et Antoine (Sibierski), dont nous sommes engagés pour ramener Anderlecht là où il doit être… La vision, la passion ça me parle. Et dans ce cas, c'est facile de s'engager".

Déterminé à replacer Anderlecht au sommet

Le nouveau venu sait le Sporting n'a plus gagné de trophées depuis bientôt dix ans. "J'aime les défis. Le chemin est long, je sais. Il y a beaucoup d'étapes à franchir. Nous sommes là pour travailler. Le projet, ce sont les ambitions. Je vois que les gens au club en ont. Je me souviens du grand Anderlecht – même si je ne suis pas le plus vieux (43 ans). Je me souviens de la manière dont le club était vu en Europe. Il faut retrouver ça. J'ai travaillé dans un grand club pendant longtemps (Porto). Je sais quelles sont les exigences. Le challenge, c'est de ne jamais baisser les bras".

Pour cela, il compte sur ses joueurs : "Bien sûr, on ne va pas tout régler d'un coup ; ça prend du temps. Les joueurs affichent la bonne attitude. Ce n'est que le début : l'enthousiasme est encore là, mais si on met quelqu'un sur le banc, ça va changer. (rires) Cependant, je veux que chacun se batte pour l'équipe. Pour moi, la pression ne vient pas de la perspective de gagner un trophée, mais du fait que vous avez tous les moyens de performer".

Vitor Bruno
© photonews

Parmi les joueurs, Vitor Bruno a pu compter sur Nathan De Cat lors des premiers entraîenements. Mais le jeune milieu de terrain suscite beaucoup d'intérêt. "Je n'ai pas encore essayé de le convaincre, mais je ferai de mon mieux, car c'est un joueur très talentueux. Nous comptons sur lui".

Le nom de Romelu Lukaku est aussi arrivé sur le tapis : "Il est possible qu'il revienne cet été ? Là, vous mettez la pression sur Antoine. Je suis content avec Cvetkovic, Sikan, Terry (Van De Ven), Bertaccini qui peut aussi jouer là s'il faut. Mais si vous me parlez de Lukaku… Si vous avez son numéro, je peux l'appeler (rires). Il a sa propre carrière. Nos cibles sont bien définies. Quand vous voyez l'impact qu'il a eu lors du premier match de la Belgique… Mais s'il vient ici, il devra travailler aussi (rires).

Un coach qui a eu du temps pour se ressourcer

Au Portugal, Vitor Bruno s'est imposé auprès de la presse portugaise comme un entraîneur à l'aise dans sa communication face à la presse. Il l'a déjà confirmé lorsqu'un journaliste présent lui a demandé comment il avait meublé son 'année sabbatique' (il n'a plus coaché depuis janvier 2025).

"Je serai toujours honnête avec vous. Je ne dirai pas toujours tout mais ce sera toujours la vérité. J'ai commencé à travailler en 2008. Ça fait presque 20 ans. Vous prenez parfois sur votre temps en famille. Parfois, vous n'êtes pas un père ou un mari. J'ai quatre enfants. Ce temps en famille a fait du bien après 18 années sans souffler", a-t-il souri.

Mais il n'a pas chômé pour autant : " En même temps, nous avons travaillé et investi dans les choses faites par le passé. Quand je dis 'nous', je parle de mon staff et moi. Nous avons effectué une introspection. C'est toujours bien de remettre en doute les choses que vous avez faites. Je ne veux pas gagner un match et puis sourire. J'essaye à chaque fois de progresser, de placer la barre plus haut. L'analyse a été productive". Les joueurs sont prévenus, le travail sera au centre des débats à l'entraînement, comme l'a déjà laissé présager l'une des premières règles instaurées par Vitor Bruno à l'entraînement.

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