Interview Marten Winkler veut apprendre le français pour une raison surprenante : le n°10 d'Anderlecht se présente
Photo: © photonews
Les supporters d'Anderlecht ont fait connaissance avec leur nouveau n°10 : Marten Winkler. Un numéro qui s'accompagne d'une grosse pression que l'Allemand n'a pas l'air de ressentir, au vu de son entrée au jeu pleine de culot. Première interview d'un garçon encore timide, mais très sympathique.
Une accélération absolument fulgurante, quelques petits grigris, une belle entente avec Noa Ojea et Oliver Antman : Marten Winkler a déposé sa carte de visite ce jeudi pour sa première montée au jeu avec Anderlecht. Sans surprise, il avait donc le sourire au moment d'arriver face à la presse pour sa première interview, même si on le sent encore un peu timide.
"C'était un gros objectif pour le club d'être en Europa League, c'est donc une très bonne soirée. Je pense que ce soir, on a montré que nous étions une belle équipe capable de jouer au football, mais aussi de se battre", commence Winkler. "Pour un joueur, c'est toujours un moment de fierté et spécial de faire ses débuts. Il y avait une très belle ambiance. J'espère continuer comme ça".
Winkler veut ressentir la pression du n°10
L'Allemand arrive en tout cas entouré de grandes attentes, puisqu'il a repris le n°10 laissé libre par Yari Verschaeren. Le numéro des Zetterberg, Hassan, Degryse et bien sûr Van Himst avant lui. "Ce numéro s'accompagne de pression dans tous les clubs. Tu dois performer jour après jour, semaine après semaine. Mais c'est bon de sentir cette pression, ça me poussera vers le haut", estime Marten Winkler, qui a en tout cas les qualités requises pour plaire au public.
"Je suis capable de jouer à beaucoup de postes, mais j'aime marquer, passer... J'ai une vitesse de haut niveau", pointe-t-il sans fausse modestie, et on l'a bien vu face au Kairat Almaty. "J'aime le tiki-taka (sourires). Jouer avec ce groupe est agréable. Noa Ojea ? Oui, c'est un "kicker", comme on dit à Berlin : un jeune qui a appris dans la rue et dont on voit directement le talent".
Avant ses débuts sur le terrain, Winkler a débarqué à Anderlecht... juste à temps pour s'envoler vers le Kazakhstan. "Commencer par un tel vol, c'est un peu stressant", reconnaît-il avec le sourire. "Mais quand tu es footballeur, tu dois t'y faire. C'est aussi une bonne chose car j'ai eu beaucoup de temps pour discuter avec les autres joueurs, je les connais un peu mieux maintenant".
Marten Winkler, fan de... rap français !
Certains au sein du vestiaire parlent d'ailleurs allemand. "Il y a Zoumana Keita, Justin Heekeren, et Lukas Ambros parle allemand également. Mais je m'entends bien avec tout le monde, nous avons un chouette groupe. Je dois m'adapter car c'est une nouvelle langue, une nouvelle ville... Quitter Berlin était difficile, mais c'est la vie de footballeur qui veut ça. Anderlecht est un club de tradition comme le Hertha".
Et pour s'adapter, Marten Winkler compte bien apprendre la langue. En tant que germanophone, on aurait pu penser que le néerlandais aurait été l'option la plus évidente, car plus simple. "Mais je compte apprendre le français", surprend-il. "J'adore la musique française, le rap français. Ca a une bonne vibe. Oui, c'est moins facile que le néerlandais, mais je trouve que le français est... un peu plus cool (rires). Quels rappeurs j'écoute ? J'aime bien Tiakola. Damso ? Je connais, oui. Il est Belge ? Ah bon !".
Inscrivez-vous maintenant à la newsletter de Walfoot
