Interview Vincent Euvrard explique les problèmes du Standard sur phase arrêtée : "Je crois en notre manière de défendre"
Photo: © photonews
Avant son entrée en lice en Coupe de Belgique, le Standard est probablement l'équipe la plus faible de l'élite belge sur les phases arrêtées défensives. Un point sur lequel Vincent Euvrard s'est une nouvelle fois exprimé en conférence de presse ce mercredi. Le T1 des Rouches croit en la manière de défendre de son équipe et insiste sur le fait que chacun doit aussi mieux faire son travail.
Encore une fois. Comme à Westerlo, comme à La Gantoise, comme à Malines si l'on compte les penaltys, le Standard s'est incliné sur une phase arrêtée face au Sporting Charleroi dimanche dernier. Un point d'attention majeur pour les Rouches de Vincent Euvrard, qui sont déjà un peu décrochés au classement et qui n'auront pas le droit à l'erreur face à Dender en Croky Cup, vendredi soir à Sclessin.
"Quand tu en prends cinq en huit matchs, c'est clair que quelque chose ne va pas. Et en plus de ces buts, on concède d'autres grosses occasions sur ces phases arrêtées", a reconnu le T1 des Rouches. "Quand on regarde les 'expected goals' concédés dans le jeu, on est quatrièmes du championnat alors que l'on vient de passer d'une ligne de 5 défenseurs à une ligne de 4 pendant l'été", a noté Vincent Euvrard. "On concède beaucoup moins que l'année dernière."
Vincent Euvrard ne songe pas à un changement d'approche
Restent donc ces phases arrêtées à corriger. Un changement d'approche défensive serait-il nécessaire ? "On défend dans une zone mixte, avec des joueurs au marquage individuel et les meilleurs joueurs de tête dans la zone, qui doivent attaquer le ballon quand il arrive. Mais être passif ou statique est le plus gros danger. On a différents soucis, mais le plus important est peut-être de défendre chaque action avec urgence", a expliqué l'entraîneur du Standard.
"Ce n'est pas qu'on est fébriles sur chaque coup de pied arrêté concédé, mais on ne les défend pas tous de cette manière. Contre Charleroi, la ligne défensive était trop haute et trop passive. On s'est montré très vulnérables sur ce point pendant les huit premiers matchs et on doit trouver la solution", a confirmé Vincent Euvrard.
"Un changement de système ? Tu pourrais le faire et passer en marquage strict total, mais à quel point serait-il strict ? Car à Gand, il y avait un marquage strict sur Burgess, mais Lawrence a été bloqué et Burgess est donc devenu libre", a-t-il précisé. Ne faudrait-il pas, dans ce cas, mettre un joueur plus imposant au marquage ?
Le Standard a besoin d'être plus tueur dans les deux rectangles
"Si tu fais bloc avec ton meilleur joueur de tête et que tu perds le bloc, tu perds aussi ton meilleur joueur de tête. Quand je suis arrivé, on défendait les phases arrêtées avec un marquage strict et on concédait beaucoup de buts. Je crois en notre manière de défendre, mais on doit juste faire mieux. Quand tu es vulnérable, changer d'une semaine à l'autre vers quelque chose que tu ne maîtrises pas n'est pas la meilleure solution. Je préfère progresser dans les détails."
Parmi lesquels figure l'efficacité. "Il nous manque cet esprit de tueur. Il se voit sur phase arrêtée, mais pourquoi avons-nous perdu contre Charleroi ? On a créé autant d'occasions qu'eux, dont les deux premières avant la pause. Ils ont eu un moment fort dans le quatrième quart d'heure, mais on a encore tiré dix fois dans les vingt dernières minutes. Être tueur, cela se joue dans les deux rectangles, et c'est ce qui nous manque grandement. On a les ingrédients pour devenir une très bonne équipe, mais on ne l'est pas encore à cause de choses comme ça", a conclu Vincent Euvrard.
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