Valladolid - Valence a-t-il été truqué? Des révélations agrandissent les soupçons
Manuel Gonzalez
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Valladolid - Valence a-t-il été truqué? Des révélations agrandissent les soupçons
Photo: © photonews

La semaine dernière, plusieurs joueurs en activité ou à la retraite, de D1 ou de D2 espagnole, ainsi que le président du club de Huesca, avaient été arrêtés dans le cadre de l'opération nommée 'Oikos'. Ils sont soupçonnés d'avoir faussé plusieurs résultats afin de faire des bénéfices via des paris.

Le quotidien espagnol El Mundo a révélé des écoutes téléphoniques menées par la justice espagnole qui donnent des détails sur le trucage présumé de Valladolid-Valence (0-2, le 18 mai),rencontre de la dernière journée de cette saison de Liga qui a permis au club ché de se qualifier pour la Ligue des champions.

Les extraits des écoutes publiés par El Mundo mettent en évidence le rôle joué par l'ex-international du Real Madrid Raul Bravo et par Carlos Aranda, lui aussi formé au Real et passé ensuite par dix clubs espagnols différents, dont le Séville FC. Les deux hommes sont considérés par les enquêteurs comme les cerveaux de l'organisation criminelle qui aurait procédé au trucage de plusieurs rencontres.

Le scénario prévoyait que Valladolid laisse Valence s'imposer à la pause et à la fin du match. Le capitaine de Valladolid, Borja Fernandez, aurait joué un rôle central dans l'opération. Selon El Mundo, il a rencontré Aranda deux jours avant le match et il aurait convaincu plusieurs de ses coéquipiers. Les responsables présumés de la tentative de corruption auraient fait allusion, dans leurs conversations, à une somme d'au moins 50 000 euros à verser à Borja Fernandez pour son rôle. Sept joueurs de Valladolid auraient ainsi été dans la boucle.

Les paris effectués sur ce match par les cerveaux de l'organisation devaient ensuite leur rapporter le double de la mise initiale. « Parie 10 000 et tu prendras 20 000 », aurait ainsi confié Aranda à l'employée d'un salon de jeux qu'il possède à Malaga. Dans cette affaire, Valence n'apparaît pas du tout concerné.

Les onze personnes arrêtées le 28 mai dans le cadre de l'opération « Oikos » sont accusées de corruption, blanchiment et appartenance à une bande organisée. La justice avait annoncé enquêter sur un total de 21 personnes « liées au monde du football et des paris sportifs » et sur le club de Huesca, 19e de la dernière Liga. Un autre match est au coeur des soupçons : la rencontre de D 2 Huesca-Tarragone (0-1), du 27 mai 2018.

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