🎥 Le militant de Greenpeace à deux doigts d'être abattu par la police avant France - Allemagne
Walter Forbes
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Le militant de Greenpeace à deux doigts d'être abattu par la police avant France - Allemagne

🎥 Le militant de Greenpeace à deux doigts d'être abattu par la police avant France - Allemagne
Photo: © photonews

On est passé à côté du drame mardi soir lors du choc entre la France et l'Allemagne à l'Euro.

Ce mercredi, les autorités allemandes ont confié que le militant de Greenpeace, qui a failli s’écraser avec son ULM en tribune mardi soir avant le début du match France-Allemagne de l’Euro à Munich, a évité de justesse d’être abattu par des tireurs d’élite de la police. 

"Les tireurs d’élite l’avaient déjà dans le viseur", a indiqué mercredi le ministre de l’Intérieur de la région de Bavière, dont Munich est la capitale, Joachim Herrmann, dans un communiqué transmis à l’AFP. "Si la police avait déterminé qu’il s’agissait d’un attentat terroriste, il l’aurait payé de sa vie. Les tireurs n’ont finalement renoncé à appuyer sur la gâchette qu’en apercevant le logo Greenpeace sur le para-voile", a-t-il expliqué.

L’homme avait l’intention de survoler le stade, a indiqué l’organisation écologiste. Mais les choses ont mal tourné et il s’est retrouvé propulsé à l’intérieur de l’enceinte. Le pilote devait laisser tomber un ballon en latex avec le message "Kick out Oil" ("dehors le pétrole", en anglais) mais il a heurté un câble portant la Spider cam, la caméra permettant des plans aériens. Il a alors difficilement rétabli les commandes avant de frôler une tribune et de s’abîmer sur la pelouse de l’Allianz Arena, selon Greenpeace, qui a présenté ses excuses.

Dans le stade, deux hommes, un Français de 36 ans et un Ukrainien de 42 ans, ont été blessés lors du passage de l’engin devenu incontrôlable au ras des tribunes. Ils ont été pris en charge par les secouristes du stade puis transportés à l’hôpital, dont ils sont depuis ressortis, selon les autorités.

Le pilote de 38 ans, sorti indemne de l’atterrissage avant d’être interpellé, a été remis en liberté mercredi, mais il est poursuivi pour "blessures dangereuses", "intrusion", "menace du transport aérien" et d’autres "délits relevant de la législation aéronautique, qui limite strictement les possibilités de survol", a annoncé la police.

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