Interview Super‑sub du Standard à OHL, Dennis Ayensa évoque l'Iran et le Mondial : "Croiser Nathan Ngoy serait spécial"

Loïc Woos
Loïc Woos, suiveur du Standard
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Super‑sub du Standard à OHL, Dennis Ayensa évoque l'Iran et le Mondial : "Croiser Nathan Ngoy serait spécial"
Photo: © photonews
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Auteur d'un doublé en une demi‑heure à OHL, Dennis Ayensa est revenu sur cette première victoire en Europe Play‑Offs et s'est également exprimé sur sa première sélection avec l'équipe nationale d'Iran, la possibilité de participer à la prochaine Coupe du monde... et d'y affronter la Belgique.

Super-sub, avec deux buts inscrits en une demi-heure lors de la rencontre entre OHL et le Standard, Dennis Ayensa s'est évidemment présenté tout sourire à notre micro dans la zone mixte du King Power at Den Dreef. L'attaquant des Rouches sait à quel point commencer les Europe Play-Offs par une victoire était important.

"On sait comment les Play-Offs sont, et on sait à quel point cela peut être la m... si on entre dans une mauvaise série. Ce match était très différent des derniers mois, on a eu beaucoup plus de possibilités de marquer. Le dernier geste n'a pas toujours été bon, mais je l'ai déjà dit. Si on amène plus de fois le ballon en zone dangereuse, on va naturellement commencer à marquer davantage parce qu'on a la qualité pour le faire."

Pourquoi Dennis Ayensa s'est arrêté de jouer sur l'action du penalty

Auteur d'une très jolie tête décroisée pour remettre les deux équipes à égalité, Dennis Ayensa a converti, dans le temps additionnel, un penalty qu'il s'est lui-même procuré pour inscrire son deuxième but et tuer tout suspense. Une action où, accroché par Pletinckx, il est resté assis pendant quelques secondes de manière surprenante, attendant le coup de sifflet de l'arbitre Verbeke au lieu de continuer à jouer.

"Je savais que c'était penalty, parce que j'ai fait le crochet et il a balayé ma jambe. Si j'avais continué à jouer, que j'avais tiré et que j'avais raté, l'arbitre aurait pu me dire que j'ai eu l'occasion de jouer mon action. Cela a pu paraître amusant, mais j'étais certain que c'était un penalty et j'ai préféré l'assurer plutôt que de tirer depuis un mauvais angle."

Une entrée en jeu qui va amener beaucoup de confiance au néo-international iranien, sélectionné pour la première fois lors de la trêve du mois de mars. L'avant-centre de 29 ans n'a pas encore pu jouer de match car tous ses papiers n'étaient pas encore en ordre, mais il a reçu l'occasion de prendre contact avec ses nouveaux coéquipiers. "Les gens m'ont très bien accueilli en Iran, c'était une très bonne expérience. C'est une équipe avec de la qualité."

Pas de match, mais un premier rassemblement très positif en Iran

Versé dans le groupe de la Belgique, l'Iran ne savait toutefois pas encore exactement, il y a quelques semaines, s'il allait pouvoir honorer sa qualification au Mondial en raison du contexte géo-politique actuel. Ce sera bien le cas, selon le président de la FIFA Gianni Infantino. Pendant ce temps, la sélection tente de se préparer en faisant abstraction de l'extérieur.

"Évidemment, tout le monde n'était pas totalement heureux ou souriant, parce qu'on connaît la situation. Mais on a essayé de se concentrer sur le football autant qu'on a pu pour préparer la Coupe du monde. Je dois encore remplir quelques papiers, puis je serai disponible. C'est pour ça que je n'ai pas joué en match cette fois-ci, mais je le savais. Ma présence était importante pour mon intégration dans le groupe."

Un groupe déjà qualifié, qui pourrait donc ne pas comprendre pourquoi de nouveaux joueurs pourraient menacer la place des joueurs actuels. Mais ce n'est pas dans cet esprit qu'a été accueilli Dennis Ayensa.

"La bonne chose est que je n'ai plus 19 ans, donc je savais comment ça marche d'aller dans une nouvelle équipe. C'est un peu différent que de simplement changer de club, mais je me suis directement bien senti. J'étais dans la chambre avec Ali (Gholizadeh), qui a joué à Charleroi. On a directement connecté parce qu'il a aussi joué en Belgique. Il m'a beaucoup aidé, au même titre qu'Alireza (Jahanbakhsh) de Dender."

L'attaquant du Standard pourrait croiser la Belgique à la Coupe du monde

Ce nouveau statut d'international ne signifie pas que Dennis Ayensa va lever le pied dans les prochaines semaines pour éviter tout pépin. L'attaquant du Standard veut, au contraire, se montrer pour assurer sa place dans la sélection, et l'a fait de la bonne manière à Louvain.

"Je vais essayer de me montrer chaque semaine ici pour avoir la chance d'être repris et de jouer la Coupe du monde, c'est un rêve pour chaque joueur. Mais en attendant, je me concentre sur mon travail au Standard pour aider l'équipe au maximum, car c'est comme ça que je vais convaincre le sélectionneur. C'est une bonne chose d'avoir une motivation différente qu'uniquement celle de jouer les Play-Offs 2."

Et pour lui, affronter la Belgique en été aurait évidemment une saveur toute particulière. "Si Nathan (Ngoy) est là, ou Charles Vanhoutte, ce serait très spécial. Mais c'est la musique du futur. Pour le moment, je suis concentré sur le Standard pour me montrer, et on verra pour le futur. Mais si j'y suis, ce serait très spécial de jouer contre la Belgique qui m'a tant donné depuis des années", a conclu Dennis Ayensa.

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