Analyse Ivan Leko a dépassé les bornes : mais pourquoi a-t-il dit ça maintenant ?

Ivan Leko a dépassé les bornes : mais pourquoi a-t-il dit ça maintenant ?
Photo: © photonews

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La sortie d'Ivan Leko après Club de Bruges - Anderlecht a surpris. Et cette fois, l'entraîneur croate n'avait pas raison.

Le discours d'Ivan Leko après Club de Bruges-Anderlecht va sans doute rester dans les mémoires. Personne n'a compris pourquoi, tout à coup, il a décoché une charge contre les sélectionneurs nationaux, sortie de nulle part. Et ce alors que son employeur tient pourtant beaucoup à entretenir de bonnes relations avec les fédérations.

"Je ne sais pas si je dois le dire, mais je vais le dire quand même... Mes internationaux reviennent toujours comme s'ils avaient été en vacances." C'est une déclaration qui en dit long et une pique claire sur la façon de travailler en équipe nationale.

Les dirigeants d'Ivan Leko aiment voir leurs joueurs appelés en sélection

Complètement superflu, et pas très malin non plus. Au Club de Bruges, on aime voir ses joueurs partir rejoindre leur sélection. La valeur de transfert d'un international est en effet bien plus élevée que celle d'un non-international.

Et, évidemment, certains sont revenus fatigués. La frustration de Leko a commencé quand Aleksandar Stankovic est venu lui dire que le réservoir était presque vide. Le Serbe a finalement dû sortir à un quart d'heure du terme, non sans boiter un peu.

Or, Stankovic dispute presque toujours l'intégralité du match, car Leko préfère des changements offensifs. Que sa "machine" demande elle-même à être remplacée n'était pas prévu, d'autant qu'Anderlecht était soudainement revenu dans le match.

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Les internationaux de Bruges étaient épuisés en fin de match

Comme Tresoldi, Onyedika et Ordonez, Stankovic avait enchaîné deux matchs internationaux en démarrant deux fois titulaire. En Espagne et à domicile contre l'Arabie saoudite avec l'équipe A de la Serbie. Cela fait aussi pas mal d'heures de vol à digérer, pour lui comme pour les trois autres, ainsi que pour Joaquin Seys et Brandon Mechele.

S'ils n'étaient pas convoqués, personne à Bruges ne le comprendrait. S'ils s'entraînaient ou jouaient trop et revenaient blessés, ce ne serait pas mieux. Sur ce coup, Leko n'avait pas raison. Et ce n'est pas comme s'ils avaient passé dix jours au Club Med.

Il a d'ailleurs accordé quelques jours de repos aux "restés à la maison", qui n'ont pas dû enchaîner les avions. Son coup de gueule relève donc surtout de la frustration liée à la deuxième mi-temps, mais il n'en demeurait pas moins déplacé. Et si, en Serbie par exemple, un dirigeant têtu décidait de laisser Stankovic à la maison à cause de ces propos, cela ne ferait pas plaisir non plus.

On imagine aussi que Rudi Garcia et Vincent Mannaert ont dû hausser un sourcil en ouvrant leur application d'actualités. Les entraîneurs ont toujours un peu d'angoisse quand leurs cadres partent en sélection. Mais leur reprocher d'avoir fait un voyage de plaisir, c'est loin de la réalité.

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