Débat animé autour des quotas U23 : "Est-on vraiment encore en train de former des jeunes ?"
Photo: © photonews
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Ces dernières semaines et ces derniers mois, il y a eu beaucoup de remous autour des quotas des équipes U23. Et cela a également durement touché les clubs du haut de tableau de notre championnat. Leurs dirigeants ont à leur tour, réagi à l’affaire.
C’est confirmé : à partir de la saison prochaine, les équipes U23 pourront à nouveau être reléguées de la Challenger Pro League. Les quotas visant à maintenir au moins quatre équipes à ce deuxième niveau ont été supprimés.
Pour certains clubs comme le KRC Genk, le maintien des quotas pour les équipes U23 en Challenger Pro League était un cheval de bataille : "L'écart entre le niveau des jeunes et des réserves, et celui du football professionnel est immense. Aujourd’hui, un jeune joueur doit, à 15 ou 16 ans, être déjà prêt physiquement et mentalement pour le football professionnel", a déclaré Peter Croonen (KRC Genk) dans Het Laatste Nieuws.
Qu’en est-il des quotas U23 dans notre pays ?
"Nos U18 ont été champions des compétitions de jeunes presque chaque année au cours des huit dernières saisons. Ces garçons n’avaient encore jamais perdu trois matches d’affilée de leur vie. Jusqu’à leur arrivée en D1B, où ils ont soudain commencé à perdre des duels et des matches."

Bob Madou constate la même chose avec le Club NXT : au sommet en Youth League, mais avant-dernier en Challenger Pro League : "Il n’est pas évident d’expliquer à des talents ambitieux qu’ils doivent aller jouer en football amateur."
“Compte tenu des investissements énormes que nous faisons en termes de salaires professionnels pour ces jeunes, nous attendons de la cohérence dans la politique. Si, en tant qu’équipe U23, vous devez vous battre pour pouvoir rester en D1B, vous allez peut-être commencer à investir dans des joueurs plus expérimentés dont vous êtes sûr qu’ils maintiendront votre équipe en D1B. A ce moment là, est-on vraiment encore en train de former des jeunes ?”, explique le CEO d’Anderlecht Bornauw.
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Les grands clubs s’expriment dans un débat animé
Et du côté anversois, Sven Jaecques est clair : “Quoi qu’on en dise, pour la formation des talents et la force de notre championnat, la suppression de ces quotas U23 fixes est une occasion manquée.”
L’Union SG, en revanche, est satisfaite, par la voix de Philippe Bormans : "Nous ne le regrettons pas. Nous ne sommes pas encore très avancés dans notre formation des jeunes, mais les quotas ne nous ont pas facilité la tâche. Les U23 en D1B bénéficiaient d’un avantage concurrentiel incroyable. Nous voulons une chance équitable de grandir."
Sam Baro évoque aussi la guerre des talents
La discussion a ensuite porté sur la guerre des talents et le fait d’arracher des jeunes à un âge précoce, y compris entre clubs belges. Sven Jaecques a noté que, cet été, il perdrait à nouveau quelques pépites au profit d’Anderlecht et du Club Bruges : "Cela arrive en permanence. Tu viens m’en prendre un, j’en récupère deux ensuite de chez toi. Je trouve sincèrement dommage que nos jeunes joueurs puissent être démarchés aussi facilement", a aussi déclaré Sam Baro (La Gantoise).
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