"Ce Mondial, je l'ai détesté du début à la fin" : Thomas Meunier se lâche sur l'envers du décor
Photo: © photonews
On a déjà abondamment parlé de l'aspect mégalomane et hors-sol de la dernière Coupe du Monde. Mais ceux qui l'ont vécu aux premières loges, cela reste les joueurs. Parmi eux, Thomas Meunier restera toujours parmi les plus francs pour en parler. Même si sa situation sportive a aussi joué, le Gaumais a très peu goûté au grand rendez-vous américian.
Après l'Euro 2016, la Coupe du Monde 2018, l'Euro 2020, la Coupe du Monde 2022 et l'Euro 2024, Thomas Meunier a vécu cet été son sixième grand tournoi avec les Diables Rouges. Une compétition débutée comme titulaire, avec même l'assist qui a provoqué l'auto-but égyptien sur l'égalisation lors du premier match.
Très généreux offensivement, Meunier a toutefois laissé quelques espaces béants dans son dos. Rudi Garcia l'a ainsi renvoyé sur le banc pour apporter un peu plus d'équilibre avec Timothy Castagne. Si bien que même après sa montée décisive contre le Sénégal (il signe à nouveau l'assist sur le 1-2, le but de l'espoir signé Romelu Lukaku), il n'a pas disputé la moindre minute contre les Etats-Unis et l'Espagne.
Thomas Meunier relégué dans l'ombre de Timothy Castagne
Comme d'habitude, le nouveau latéral de Sunderland est très lucide sur sa situation durant ce tournoi : "J'étais le premier choix, mais je n'ai pas été convaincant lors des deux premiers matchs, analyse-t-il pour La Dernière Heure.
"La préparation avait été très bonne pourtant. Mais l'équipe ne tournait pas dans ces deux premiers matchs, il était logique que le sélectionneur opère des changements. Ce n'était pas le meilleur Thomas Meunier", concède-t-il assez honnêtement.
Une Coupe du Monde à l'ambiance...très américaine
Meunier ne se sentait pas dans un environnement très sain. Rien à voir avec le groupe des Diables, mais bien avec tout ce que l'organisation à la sauce made in USA impliquait.
"C'est peut-être assez bizarre de le dire comme ça, mais cette Coupe du monde, je n'y ai pas accroché, je l'ai détestée du début à la fin. Son contexte, le côté commercial, les coupures, tout ce qui l'entourait, ce n'est pas ce que j'aime", explique-t-il sans détour.
"Entre deux matchs, je me sentais comme un chien en cage. Je n'ai jamais vraiment pris le train en fait. Sur la fin, cela commençait à devenir intéressant, mais c'est à ce moment que nous avons été éliminés", poursuit Meunier.
Sunderland plutôt que Valence
Un été frustrant, mais qui ne l'emmènera pas vers la retraite internationale. "Je maintiens ce que j'ai toujours affirmé : mes choix de clubs sont faits en fonction de l'équipe nationale, pour me donner un maximum de chance de continuer à être appelé".
Son choix l'a ainsi emmené à Sunderland. Il avait pourtant l'embarras du choix : "J'avais des contacts assez concrets en Espagne et en Italie. En Belgique aussi, de même qu'en Turquie et au Qatar. J'étais proche de signer dans un autre pays (en Espagne, Valence était très intéressé), jusqu'à ce que Sunderland rapplique. Je descendais à peine de l'avion en revenant de la Coupe du Monde, leur appel a tout changé".
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