Analyse Le chantier d'Anderlecht est en cours et l'augmentation de capital n'en est qu'une (importante) pierre

Florent Malice
Florent Malice
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Le chantier d'Anderlecht est en cours et l'augmentation de capital n'en est qu'une (importante) pierre
Photo: © photonews

La nouvelle d'une augmentation de capital au RSC Anderlecht a été - à raison - accueillie avec des vivats dans le camp des supporters, et annoncée en grande pompe par un club conscient que c'était là une étape nécessaire. Elle n'est cependant pas une fin en soi.

Tout le monde s'accorde à le dire : le travail abattu à Anderlecht sur à peu près tous les plans cette saison, entre autres par Peter Verbeke en coulisses, par Vincent Kompany côté sportif et désormais par les actionnaires lors de cette augmentation cruciale de capital, ce travail donc est impressionnant et était bien nécessaire. Le RSCA est-il de retour au sommet ? Pas encore. Sera-t-il champion "dans les trois ans" comme l'a affirmé Wouter Vandenhaute ? On ne parierait pas contre, et viser moins serait une honte, mais il y a encore du travail. 

La prochaine étape sera de refaire d'Anderlecht un club rentable - car cette injection de capital de la part des actionnaires est une preuve de confiance, mais certainement pas une fin en soi. Il y a désormais plus d'argent dans les caisses ; reste à le dépenser à bon escient. Le capital est le ciment, Peter Verbeke est l'architecte et il va devoir continuer son chantier. 

L'opération dégraissage va continuer 

L'hiver dernier, Anderlecht a dégraissé à tour de bras, et sur l'ensemble de la saison 2020-2021, la masse salariale du noyau a été réduite de 10 millions d'euros ; mais en juin prochain, des joueurs tels que Zulj, Vlap, Sanneh, Nkaka, Bakkali, Vranjes, Bundu ou encore Musona et Adzic seront de retour et le travail devra reprendre. Cette fois, si possible, via des ventes. 

Trebel Adrien
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Cette fois, au moins, le salaire d'un certain Adrien Trebel ne devrait plus être discuté - oui, 2,7 millions d'euros, c'est "trop", mais au moins servent-ils cette fois à rémunérer un patron et plus un joueur mis de côté. À titre de comparaison, Vranjes et Musona réunis atteignent presque ce montant, ce qui est intenable. Zakaria Bakkali touche 1,7 million d'euros annuels, soit 200.000 de plus ... qu'Albert Sambi Lokonga, capitaine et probablement prochaine vente juteuse. Avant même de penser à renforcer le noyau, il faudra qu'Anderlecht se débarrasse, si possible pour de bon, de ces joueurs surpayés - une erreur de l'ancienne direction sportive que Verbeke traîne comme un boulet. 

Du côté de Nany Dimata, lui aussi bien payé, la solution paraît déjà toute trouvée car l'option d'achat devrait être levée par l'Espanyol ; il y a également bon espoir qu'Isaac Kiese Thelin reste à Kasimpasa ... et même Mustapha Bundu, invisible à Copenhague après de bons débuts, pourrait rebondir ailleurs au Danemark. Mais les chances de voir Peter Verbeke réussir à se débarrasser de tous les excédentaires cet été ? Elles sont quasi-nulles. 

On l'a vu écrit ici et là : Anderlecht, désormais, serait prêt à repartir droit vers le sommet du football belge. L'enthousiasme est de mise, est légitime et justifié. Mais certainement pas la précipitation. Le chantier est en cours, et il faut laisser l'architecte travailler dans le calme ... 

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