La Coupe Arabe, ou comment la FIFA prépare la Coupe du Monde 2022

Antoine Bourlon
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La Coupe Arabe, ou comment la FIFA prépare la Coupe du Monde 2022
Photo: © photonews

Du 30 novembre au 18 décembre, 16 équipes africaines et asiatiques participeront à la Coupe Arabe de la FIFA, qui se tient au Qatar. Focus sur une compétition qui fait office de répétition avant le Mondial dans un an.

Mais, au fait, c'est quoi cette compétition ?

La Coupe Arabe date de 1963, année à laquelle l'Union des associations arabes de football a décidé d'organiser une compétition entre plusieurs sélections nationales. La première édition, qui se tenait au Liban, a vu la Tunisie l'emporter. Depuis, seulement 8 éditions ont eu lieu (1964, 1966, 1985, 1988, 1992, 1998, 2002 et 2012), avec l'Irak comme équipe la plus titrée. Dans les années 70, la Coupe Arabe a été remplacée par la Coupe de Palestine, pour seulement 3 éditions (en 1972, 1974 et 1976).

Malgré l'annulation depuis 2019 d'une Coupe des Confédérations (comme cela était  de coutume l'année avant une Coupe du Monde), les instances de la FIFA ont ainsi trouvé un nouveau moyen de tester les infrastructures du pays hôte.

Alors que la Coupe Arabe n'a donc plus eu lieu depuis 9 ans (à l'époque, c'était le Maroc qui en était sorti vainqueur), il a été décidé de la faire renaître des ses cendres et de l'organiser en terres qataries.

Avec quelles équipes ?

En juin, à Doha, quatorze sélections avaient participé à un tour préliminaire. Les sept vainqueurs (Liban, Bahreïn, Mauritanie, Palestine, Soudan, Jordanie, Oman) ont rejoint les neufs autres sélections qualifiées d’office (Qatar, Irak, Arabie saoudite, Syrie, Émirats arabes unis, Algérie, Maroc, Égypte, Tunisie). Les deux premiers de chaque poule disputent ensuite des matchs à élimination directe.

Seulement, cette compétition prend place en même temps que les championnats européens, et moins de deux mois avant le début de la CAN. La quasi-totalité des joueurs appelés dans ces sélections viennent alors de championnats locaux. Certaines sélections, appelées sélections A', ne comportent pas les joueurs stars habituels. La sélection égyptienne par exemple ne compte que des joueurs évoluants dans le championnat national. Les sélections algériennes, marocaines et de l'Arabie Saoudite seront même entraînées par un autre sélectionneur.

Pas de Mohamed Salah, de Riyad Mahrez ou de Whabi Khazri donc. Mais certains joueurs en vaudront le détour, tels que l'Algérien Baghdad Bounedjah (cité au Barca, 178 buts en 168 matchs depuis son arrivée à Al-Sadd en 2015), le Qatari Almoez Ali, meilleur buteur de la Coupe d'Asie 2019 remportée par son pays et formé au KAS Eupen ou encore le Tunisien Youssef Msakni, passé également chez les Pandas.

Dans quels stades ?

Les matchs auront lieu dans sept des huit stades qui abriteront le Mondial 2022 : à Al Khor, Al Wakrah, les deux stades de Doha (Stadium 974 et Al Thumana), Khalifa International Stadium, Education City Stadium et Ahmed bin Ali Stadium, tous trois situés à Al Rayyan. Il ne manque que le stade de Lusail (Lusail Iconic Stadium), où se jouera la finale de la Coupe du monde.

De nouvelles technologies mises à l'épreuve

Cette Coupe Arabe sera aussi l'occasion de tester une technologie qui fait pas mal parler d'elle ces derniers temps : le hors-jeu semi-automatisé. Il s'agit du premier test de cette technologie au niveau international, après certains tests en Allemagne, en Angleterre et en Espagne.

Sur le site officiel de la compétition, le directeur de la technologie et de l'innovation, Johannes Holzmüller, a détaillé le fonctionnement de la technologie : "Des caméras seront installées sous le toit de chaque stade. "Les données de suivi des mouvements des joueurs extraites de la vidéo seront envoyées à la salle des opérations. La ligne de hors-jeu détectée et le point de contact seront fournis au technicien vidéo en temps quasi-réel. Le technicien vidéo pourra montrer les données immédiatement à la VAR". "Lors de la Coupe Arabe de la FIFA, un assistant VAR dédié sera en mesure de valider et de confirmer aussitôt l'information."

Selon le responsable de l'arbitrage de la FIFA, la légende italienne Pierluigi Collina, les derniers tests de cette technologie "sont les plus importants à ce jour". Si ces derniers s'avèrent être concluants lors de la Coupe Arabe, cette technologie sera donc utilisée à la Coupe du Monde.

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