Ce joueur du Club de Bruges peine à convaincre...
Photo: © photonews
Le Club de Bruges cherchera un ailier supplémentaire cet hiver, malgré la présence de deux jeunes talents qui attendent davantage de temps de jeu. L'un d'eux s'attendait à un rôle bien différent en rejoignant le club... Il s'agit évidemment de Mamadou Diakhon.
Avec Shandre Campbell et Mamadou Diakhon, le Club de Bruges dispose de deux joueurs de 20 ans capables d’évoluer sur les deux flancs. Très rapides, techniques et pleins de potentiel. Pourquoi alors recruter un nouvel ailier ? Tout simplement parce qu’à eux deux, ils n’ont disputé que 520 minutes en Jupiler Pro League.
Mamadou Diakhon, un pari qui n’a pas encore rapporté au Club de Bruges
Ils apportent donc peu de soutien à Christos Tzolis et Carlos Forbs. Et surtout pour Diakhon (364 minutes), ce constat est clair, car il a précisément été recruté pour cela. L’ailier franco-sénégalais a coûté pas moins de 9 millions d’euros au Club de Bruges l’été dernier. Un pari, puisque sa valeur marchande était alors nettement inférieure, mais le club estimait que son potentiel en valait la peine.
Un pari qui, jusqu’à présent, n’a pas donné les résultats espérés. Mamadou Diakhon a été formé comme un véritable ailier offensif, un joueur qui n’est pas censé assumer immédiatement les tâches défensives. Or, ce n’est pas ainsi que fonctionnent la plupart des équipes de Jupiler Pro League, et encore moins le Club de Bruges.
Diakhon doit apprendre à jouer pour le collectif
Chaque joueur doit respecter ses tâches défensives, surtout avec des pistons chargés de se projeter haut sur le terrain. C’était déjà un problème sous Nicky Hayen. "Nous y travaillons chaque jour, mais il ferait mieux de l’apprendre rapidement", déclarait Nicky Hayen à l’époque.
Un autre problème concerne sa vision du jeu. Diakhon perd rapidement le collectif de vue et cherche le succès personnel. Cela ne plaisait pas à Nicky Hayen et ne plaira certainement pas non plus à Ivan Leko. Les entraîneurs accordent peu d’importance aux statistiques individuelles, et tout porte à croire que Diakhon pense parfois trop à lui-même.
Après six mois au Club de Bruges, on s’attendait à ce qu’il soit plus avancé. Et comme la course au titre s’annonce particulièrement serrée, la direction souhaite un joueur avec davantage d’impact. Quelqu’un capable de remplacer Tzolis et Forbs sans perte de qualité ni de mentalité.
Pour Mamadou Diakhon, ce sera une pilule amère à avaler. À moins que cela ne serve de signal pour se réveiller et mettre enfin ses qualités au service du collectif.
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