Brandon Mechele, le meilleur Diable Rouge sur le terrain : "J'en suis extrêmement fier"
Photo: © photonews
Brandon Mechele était, lundi soir, titulaire pour la première fois de sa carrière lors d’un match de Coupe du Monde. Le défenseur du Club de Bruges ne semblait jamais destiné à un tel moment, mais il a peut-être livré sa meilleure prestation en équipe nationale.
Au final, il n’a pourtant pas pu en profiter pleinement. Grâce à un but contre son camp provoqué sous la pression de Romelu Lukaku, la Belgique a arraché un partage au final fort flatteur (1-1). Un point qui maintient les Diables Rouges en vie, mais qui n’a clairement pas satisfait Mechele et ses coéquipiers.
"Collectivement, on était déçus"
Le défenseur a analysé la rencontre avec beaucoup d’honnêteté. "Je pense que, personnellement, j’ai fait un très bon match", a-t-il expliqué. "Défensivement, j’ai fait mon boulot, j’ai essayé d’être dangereux sur phases arrêtées et d’apporter aussi ma contribution dans le jeu".
Malgré tout, le sentiment qu’il y avait mieux à faire dominait. "Collectivement, on était déçus. En première mi-temps, on a été trop gentils dans les duels et aussi trop imprécis avec le ballon. Du coup, on n’a pas su mettre du rythme. En deuxième mi-temps, il y avait beaucoup plus de feu dans l’équipe, on a été plus agressifs et on a joué plus vite. Sur la base de cette deuxième mi-temps, je pense qu’on méritait la victoire", ose-t-il même.
Salah muselé par Mechele
L’un des constats les plus marquants de la soirée, c’est à quel point l’Égypte a peu pu profiter de ses stars. Mohamed Salah et Omar Marmoush ont très peu pesé. Mechele a formé, avec Nathan Ngoy, une charnière centrale solide, et le danger est surtout venu des flancs.
"Avec Nathan, ça a tout simplement bien fonctionné. Contre des joueurs comme Salah et Marmoush, il faut rester concentré en permanence, mais je pense qu’on les a bien contrôlés", confirme Brandon Mechele.
Et le fait que le duo ait peu d’expérience commune au niveau international ne s’est presque pas vu. "Ça a cliqué directement. Contre la Tunisie, on avait déjà ressenti que ça se passait bien, et apparemment le sélectionneur a vu la même chose."
Ce rôle de titulaire, qui pourrait donc désormais se confirmer, est un peu inattendu et arrive sur le tard. "Il y a encore un an et demi, honnêtement, je ne pensais même plus rejouer avec l’équipe nationale", confesse-t-il "Je reviens de loin. C’est pour ça que je suis surtout fier d’être ici. C’est mon premier grand tournoi, mon premier match de Coupe du Monde. Il y avait du stress, évidemment. Mais ça fait partie du jeu. Si tu ne ressens plus cette tension, le football devient beaucoup moins beau".
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