Luyindama, parmi les dernières folies du foot turc ? Une énorme réforme approche !
Florent Malice
Florent Malice
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Le football turc prépare une énorme réforme financière pour redresser le Galatasaray, Besiktas et le Fenerbahçe

Luyindama, parmi les dernières folies du foot turc ? Une énorme réforme approche !

Si le Galatasaray a pu persuader Christian Luyindama de signer en Turquie cet hiver, c'est notamment grâce à un salaire très intéressant. Mais le football turc est criblé de dettes et une réforme devrait changer les choses.

Pendant longtemps, la Turquie a disposé d'un championnat attractif, où les stars étaient nombreuses et nettement mieux payées qu'en Europe de l'Ouest. Didier Drogba, Roberto Carlos, Wesley Sneijder, Roberto Soldado, Ricardo Quaresma, Pepe, Sofiane Feghouli, Samir Nasri... la liste des grands noms passés en Super Lig ou y évoluant toujours est impressionnante. 

Plus de folies

Mais les résultats ne suivent plus et les clubs, s'ils paient toujours autant ou presque, sont aujourd'hui lourdement endettés. Ainsi, le Fenerbahçe, grand club d'Istanbul, est actuellement 17e (!) du championnat et a accumulé 653 millions d'euros de dettes ; le Galatasaray, qui a offert un beau salaire à Christian Luyindama cet hiver, en compte 440 millions. Le Besiktas, troisième géant stambouliote, en est à 406 millions. Une folie. 

Mais les folies sont finies : un énorme projet de redressement financier mené par la TFF (fédération turque de football) et la TBB, l'association bancaire turque, va interdire aux clubs de dépenser de l'argent qu'ils n'ont pas. Les clubs ne seront autorisés qu'à dépenser l'argent dont ils disposent effectivement, les forçant à faire du bénéfice. Le budget des clubs devrait diminuer "de 30 à 40%", relate l'agent Mathieu Markaroglu, interrogé par Foot Mercato. 

Avec pour conséquence immédiate, dès l'été prochain, un allègement de la masse salariale et un accent mis sur les jeunes joueurs locaux. Les stars étrangères ? Si elles ne performent pas concordément aux attentes, elles devraient probablement devoir aller voir ailleurs, car les clubs ne pourront se permettre que quelques gros salaires par noyau. Luyindama, lui, est loin de décevoir et n'est probablement pas impayable ; mais si cette réforme avait été en place cet hiver, il n'aurait peut-être pas pu rejoindre le Galatasaray... 

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