Genk surclasse totalement Anderlecht et envoie un message clair
Florent Malice
Florent Malice depuis Genk
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Genk donne une leçon à Anderlecht (3-0) et envoie un message clair

Genk surclasse totalement Anderlecht et envoie un message clair

Il n'y a pas eu de suspens : Genk a rapidement pris Anderlecht à la gorge et n'a relâché son étreinte qu'une fois la bête abattue (3-0). Les leaders sont lancés !

Après sa magnifique série de fin de saison classique, Anderlecht arrive en PO1 revigoré et - ose-t-on l'écrire ? - avec des ambitions. Ca tombe bien : c'est un sérieux test d'entrée pour les Mauves puisqu'ils se déplacent à Genk, leader qui s'est accroché à son trône et s'apprête à devoir batailler pour aller chercher le titre. 

Avec six points d'écart entre les deux équipes, c'est même plus qu'un test mais bien une rencontre importante pour Anderlecht, qui en cas de défaite se retrouverait déjà presque largué dans une hypothétique course au titre (dont, il est vrai, personne ne parle à Saint-Guidon). Et Genk le sait : toutes voiles dehors, les Limbourgeois prennent le jeu à leur compte dès le coup d'envoi. 

D'uen superbe volée, Leandro Trossard, sur les épaules duquel reposent tant d'espoirs depuis le départ de Pozuelo, trouve rapidement la latte (11e). Le même Trossard voit sa frappe passer de peu à côté après l'une des nombreuses infiltrations genkoises (17e), Anderlecht concédant corner sur corner. Ce sera ensuite au tour de Ruslan Malinvoskyi de manquer de peu le cadre (20e). 

Côté Mauve et Blanc, rien ne se passe : le mouvement et les transmissions font défaut, aucun contre n'offrant de solutions - à tel point que la seule frappe cadrée vient de... Kara, qui avance sans trouver d'option et tente sa chance, forçant Vukovic à un arrêt (25e). Assez logiquement, la digue finit par céder sous la marée bleue, Joakim Maehle profitant d'un flottement de la défense sur une tête croquée de Samatta pour ouvrir le score (31e, 1-0). Le même Samatta manque encore de réussite dans la foulée en trouvant le poteau (33e). 

Après une première mi-temps catastrophique, Anderlecht remonte sur le terrain avec d'autres intentions, Yari Verschaeren frôlant la lucarne d'une belle frappe enroulée (49e). Junya Ito, lui, ne manque pas sa cible : le Japonais, à peu près dans la même position de l'autre côté, nettoie le coin supérieur droit de Didillon et met Genk sur du velours (55e, 2-0). Le momentum semble avoir disparu, les errances reprennent - notamment quand un Kums imprécis lance Malinovskiy qui force Didillon à l'arrêt (64e). 

Verschaeren, encore lui, tente de sonner la charge et trouve le poteau (68e), mais semble bien seul face à un Genk où tout le monde est à niveau. La suite des PO1 dépendra peut-être de la forme d'un homme à Anderlecht : Adrien Trebel, monté après l'heure de jeu et qui aura immédiatement pris ses responsabilités. Mais il faudra également mieux défendre :  Joseph Paintsil semble faire son jogging hebdomadaire lorsqu'il tue le match (79e, 3-0) dans un angle fermé après être être rentré dans le rectangle. 

Un Genk à l'allure de champion 

La Luminus Arena, elle, peut faire la fête : après avoir probablement assisté avec regret au show Pozuelo avec Toronto, les supporters ont pu constater que leur équipe disposait d'un collectif nettement au-dessus d'une individualité disparue... et d'individualités elles-aussi au-dessus du lot à presque chaque poste. Seul un manque de concentration lors des quelques dernières offensives évitera un score aux allures de correction pour Anderlecht.

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