Interview Guillaume Gillet évoque l'avenir : "Je me vois terminer comme Timmy Simons"

Florent Malice
Florent Malice
| 0 réaction
Guillaume Gillet évoque l'avenir : "Je me vois terminer comme Timmy Simons"

Guillaume Gillet a 35 ans et a prolongé son bail au Racing Lens. Certains penseraient déjà à la fin et l'ancien d'Anderlecht envisage déjà sa reconversion en tant qu'entraîneur ... mais pas tout de suite.

Guillaume Gillet le sait : à 35 ans, la fin de sa carrière approche. Comme il nous l'a confié précédemment, il envisage de commencer des cours afin de devenir entraîneur une fois les crampons rangés.

Tu as déjà une idée du moment où tu arrêteras ta carrière ? 

J'ai l'impression qu'avec le temps, les vacances sont de plus en plus courtes et que c'est de plus en plus dur de reprendre (rires). Mais j'espère vraiment jouer le plus longtemps possible. Un peu à la Timmy Simons. J'ai le plus grand respect pour ces joueurs. Je vais te citer un autre exemple : Hilton, le capitaine de Montpellier. Il va avoir 42 ans et il est toujours là. C'est fantastique. C'est dans la tête que ça se joue, pas seulement dans les jambes. 

La famille derrière ne pousse pas pour t'avoir au plus vite rien qu'à elle ? 

Non, j'ai beaucoup de chance à ce niveau (sourire). Les enfants adorent vivre ça avec moi, venir à Bollaert après une victoire, monter sur le terrain ... Ce sont des moments particuliers. Et tant que le football voudra de moi, je dois en profiter. 

Plus tôt, on a évoqué Besnik Hasi, que tu connais bien. Il nous a récemment parlé de sa vie en Arabie Saoudite. Tu aurais pu tenter ce genre de choses dans ta carrière ? 

L'Arabie Saoudite, c'est l'extrême, quand même. On m'en a déjà parlé, en me disant "Tu verras, il y a tout ce qu'il faut, piscines, centres commerciaux", etc ... Mais quand on a eu l'occasion de vivre dans de belles villes comme Athènes, comme Bruxelles, on doit quand même vite se sentir à l'étroit là-bas. Oui, j'aurais pu le faire, je suppose. Il ne faut pas se leurrer, on sait pourquoi on va là-bas (sourire). Il faut aussi penser à la famille : ce serait peut-être difficile pour eux d'y emménager. Après, il y a des cas moins extrêmes comme les Émirats, le Qatar : je m'y verrais déjà plus facilement. 

La MLS, tu en as souvent parlé ... 

Oui. Ca ne s'est jamais fait parce que ce n'est jamais arrivé au bon moment, tout simplement. Les offres sont venues trop tôt, quand j'étais encore jeune. Financièrement, on était loin de ce que je pouvais toucher en France ou même en Belgique, avec ce système de "franchise players" qui surpaie quelques joueurs. Mais j'adore les USA et en fin de carrière, il restera toujours ce léger regret de ne pas avoir joué en MLS, porté le maillot des LA Galaxy ... il y aura un club à Miami en mars, celui de Beckham. On ne sait jamais (sourire). 

Je me demanderai toujours à quoi aurait ressemblé ma carrière en jouant tout le temps au milieu 

Mais des regrets, tu ne dois pas en avoir beaucoup quand on jette un oeil dans le rétroviseur : une carrière très régulière ... 

Franchement, il n'y a pas de quoi rougir. J'ai eu un parcours atypique : le fait que mes parents me forcent à finir mes études supérieures, notamment, a fait que je n'ai pas pu passer professionnel avant mes 21 ans, ce qui est tard aux critères actuels. Mais je n'ai aucun regret pour ça. 

Après, on se pose toujours des questions : à quoi aurait ressemblé ma carrière si j'avais toujours joué médian, par exemple ? Je me rappelle de cette saison avec Anderlecht durant laquelle j'ai marqué 19 buts, 14 en championnat, 5 en Europa League. Plutôt pas mal (sourire). Je sentais que je pouvais passer un palier à ce moment, mais j'ai prolongé à Anderlecht. Sans regrets, encore. J'ai toujours voulu que les choses se passent de manière correcte avec Anderlecht

Et c'est au back droit que tu as percé chez les Diables Rouges. 

Je n'ai pas connu de grande compétition, mais j'ai toujours été très heureux d'être appelé en sélection. J'y ai quand même obtenu pas mal de caps (21, nda), mais même si je n'en avais vécu qu'une seule, la fierté serait la même. Et un seul but, mais pas un but de raccroc (sourire). Je me le regarde encore régulièrement sur Youtube. Je garderai ça en mémoire pour toujours. 

Redécouvrez notre entretien avec Guillaume Gillet :

Sa prolongation à Lens, ses ambitions

Son analyse sur l'Anderlecht de Kompany 

L'aventure en Grèce avec les autres Belges

Sa relation avec les coachs d'Anderlecht 

Plus d'infos

Plus d'infos