Enfin la fête : un grand Chadli et un Anderlecht retrouvé illuminent la première de Vercauteren !

Florent Malice
Florent Malice depuis Anderlecht
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Enfin la fête : un grand Chadli et un Anderlecht retrouvé illuminent la première de Vercauteren !

C'est peu dire que le Lotto Park en rêvait : pour les débuts de Franky Vercauteren, Anderlecht a déroulé face à Saint-Trond et a répondu à bon nombre de questions.

Franky Vercauteren rêvait certainement de ne pas devoir, comme son prédécesseur depuis le début de la saison, bricoler en défense pour son premier match. Hélas pour lui, aux absences de Kompany (blessé) et Luckassen (suspendu) est venue s'ajouter celle de Sandler en dernière minute, forçant le nouveau T1 du RSCA à aligner le tout jeune Marco Kana (17 ans) aux côtés d'Elias Cobbaut. Pour le reste, pas de "vraie" surprise : comme prévu, Adrien Trebel faisait son retour dans le onze mais Vercauteren restait comme promis assez fidèle aux bases posées par Kompany/Davies. 

Enfin un début pied au plancher 

Là où on attend Anderlecht au tournant, c'est sur le plan de l'efficacité et des entames de rencontres. On sera servis : après quelques minutes pied au plancher, la défense trudonnaire multiplie les fautes et offre un coup-franc à Nacer Chadli, qui place "à la Maradona" dans les filets d'un Schmidt médusé (1-0, 5e). 

Kemar Roofe, qui semble encore en rodage mais également en progression, force ensuite le même Schmidt à un bel arrêt sur un crochet-frappe (9e) ; dans la foulée, le corner est repris victorieusement de la tête par le tout jeune Kana (2-0, 10e), qui signe là son premier but sous les couleurs anderlechtoises. 

Deux buts d'avance après une dizaine de minutes : pour une fois, Anderlecht est en cruise-control et peut enfin souffler et gérer un match au rythme voulu. Le duo Trebel-Lokonga épate, même si le Français semble nerveux (malgré cette tentative de lob détendue des 45 mètres), multipliant les interventions plutôt rudes. Quant à Roofe devant, si sa hargne a amené énormément dans un contexte difficile à Charleroi, il participe trop peu aux actions offensives dans ce scénario plus propice au jeu "à la Kompany". 

C'est cependant la tête de Roofe que trouve Sieben Dewaele au retour des vestiaires et l'Anglais pense ouvrir son compteur buts pour Anderlecht, mais le drapeau se lève logiquement pour signaler un hors-jeu (52e). Preuve du sérieux avec lequel le RSCA est remonté sur le terrain - autre point à travailler d'urgence. Trebel, au milieu, multiplie les récupérations et, comme prévu, fait respirer l'entrejeu en offrant notamment de la sérénité à Lokonga. Sa mise au frigo restera longtemps comme l'une des décisions les plus incompréhensibles sportivement des derniers mois (indépendamment de ce qu'on peut en penser sur le plan extrasportif). 

Quelques points d'interrogation demeurent cependant chez cet Anderlecht, notamment les flancs défensifs ; Killian Sardella, jusque là solide, se fera enrhumer par l'entrant Sousa qui en profite pour servir Yohan Boli, qui rappelle pourquoi il était dans le viseur des Mauves cet été (2-1, 62e). 

The Roofe is on fire 

Autre point d'interrogation : comment cette équipe pour une fois en position de force allait réagir à un but encaissé et à l'éventualité d'une remontée adverse - plusieurs fois par le passé, les Mauves avaient manqué de mental dans les moments de doute. Cette question-là ne restera pas sans réponse ce soir : Kemar Roofe, enfin, permet au public du Lotto Park de chanter ce qui est à la foi le chant le plus évident et le plus efficace possible - The Roofe is on fire : un service trois étoiles de Chadli et l'Anglais évite le stress (3-1, 67e).

L'air de rien, voilà déjà un paquet de points d'ombre qui semblent s'éclaircir au Lotto Park, même s'il serait exagéré et même malhonnête de mettre l'intégralité de cette réussite au crédit de Franky Vercauteren : le style de jeu proposé ce dimanche était proche de celui espéré en début de saison et la réussite de jeunes comme Dewaele, Kana, Verschaeren ou Lokonga s'inscrit pleinement dans l'idée "In Youth We Trust" dont Vercauteren n'est pas l'instigateur. La très belle prestation en seconde période de Kemar Roofe, qui se trouve bien avec Chadli, prouve également que les intuitions de Kompany à son sujet étaient justes. 

Mais s'il n'a pas tout révolutionné, Vercauteren a amené quelque chose : l'efficacité, une forme de pragmatisme - faire monter Edo Kayembe pour renforcer le milieu en seconde période - et de calme. Effet placebo ? Peut-être. Mais quand Nacer Chadli fait 4-1 (servi par Roofe) à la 78e, le soupir de soulagement du Park (et de la direction anderlechtoise) a dû s'entendre jusqu'à Eupen où Anderlecht voudra aller chercher le 9/9 ... et continuer sa remontée au classement. 

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