"Si on gagne tous les matchs 1-0 jusqu'au bout, ça me va" : l'Anderlecht de René Weiler est de retour

"Si on gagne tous les matchs 1-0 jusqu'au bout, ça me va" : l'Anderlecht de René Weiler est de retour
Photo: © photonews
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Adriano Bertaccini ne s'en cachait pas après la rencontre : la débauche d'efforts physiques et la solidité, c'est le visage d'Anderlecht à l'heure actuelle. Avec sa spontanéité habituelle, l'attaquant a rappelé une réalité simple : c'est le résultat qui compte désormais au Lotto Park.

Quel mois de novembre pour Anderlecht ! Quatre victoires... et 6 buts marqués en quatre matchs. Trois fois 1-0 dans des circonstances compliquées. Après la courte victoire à La Louvière, Besnik Hasi avait déjà balayé d'un revers de la main le fait que non, le jeu n'était pas brillant, à raison : personne n'ira en planter cinq sur le synthétique de l'Easi Arena.

Et ce 6/6 contre Bruges et l'Union ? Il semblait tellement loin, le temps où les supporters du RSCA pouvaient espérer battre ces deux cadors à quelques semaines d'écart, que le faire en étant plus proche du "No Sweat, No Glory" brugeois que de "Noblesse Oblige" convient à tout le monde. 

Bertaccini, symbole du RSC Anderlecht new look

"Ces trois victoires 1-0, c'est trois points chaque fois. Que tu gagnes 5-0 ou 1-0, c'est la même chose. Nous, si on peut gagner tous les matchs 1-0 jusqu'au bout de la saison, on prend", lance Adriano Bertaccini avec cette spontanéité rafraîchissante qui est la sienne. Lui qui a tant donné sur le terrain et galope sur chaque ballon sait l'importance du travail, peu importe que ce soit une valeur anderlechtoise ou non.

"C'est vrai que notre force est plutôt défensive en ce moment, on défend très, très bien. Trois matchs, trois cleansheet, que demander de plus ? Il faut continuer comme ça", se réjouit-il. "On doit jouer tous les matchs avec cette intensité et ça ne peut qu'aller". Bertaccini lui-même symbolise cet Anderlecht où l'un des attaquants doit passer son temps à défendre.

"C'est comme ça quand tu fais le step dans un plus grand club. À Saint-Trond, si tu perdais, parfois, ce n'était pas grave. Tu pensais à la semaine prochaine. Ici, tu es à Anderlecht, tous les matchs sont importants", rappelle l'ex-Canari. "Il faut prendre trois points à tous les matchs. Bien sûr, quand tu es spectateur, tu veux voir des goals. Mais 1-0, c'est assez. Je préfère qu'on gagne plutôt que de marquer 30 goals sur ma saison". 

Une mentalité qui rappelle bien sûr une mentalité : celle de René Weiler. Le Suisse avait conquis le titre de champion en 2016-2017, mais avait été pris en grippe par une bonne partie du public. Le jeu proposé par Weiler se rapproche de la mentalité évoquée par Bertaccini, mais le Parc Astrid n'était pas prêt à l'accepter à l'époque. Nul doute que si les supporters avaient su que ce titre serait le dernier avant au moins 9 ans, ils n'auraient pas fait la fine bouche. Et que la fête sera totale au Lotto Park si, en Playoffs, les Mauves gagnent "tous leurs matchs 1-0" ! 

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