Pas de carrière en pro... à cause d'un trop petit sexe : "Les croisés du calebar"

Pas de carrière en pro... à cause d'un trop petit sexe : "Les croisés du calebar"
Photo: © photonews

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C'est un témoignage inhabituel et interpellant qu'a donné Sikou Niakaté, ancien espoir du football français, dans les colonnes de L'Equipe. Il affirme ainsi être passé à côté d'une carrière au plus haut niveau... à cause de la taille de son sexe.

"Je pouvais passer pro, mais les croisés, tu connais..." : ce running gag est l'un des plus célèbres dans le monde du football. On connaît tous un joueur amateur, terreur des terrains de Provinciale (au mieux), qui aurait soi-disant pu faire une carrière au plus haut niveau mais s'est "fait les croisés" au pire moment.

Sikou Niakaté (34 ans), lui, a un autre genre de témoignage, et pas le genre dont on se vante habituellement. Cet ancien espoir du football français se rappelle avoir été l'un des meilleurs de sa génération : "J'étais fort. Très fort. Je jouais milieu, parfois numéro 10. Au collège, je mesurais déjà 1,92 m, mais j'avais plus de précision dans mes passes que tous les autres. C'est moi qui centrais, parce que j'étais juste exceptionnel sur ce point", raconte-t-il dans L'Equipe.

Sikou Niakaté veut attirer les regards sur ces cas pas si rares 

Mais Niakaté ne percera jamais. Et pour cause : il refusera de fréquenter les vestiaires de football à la suite d'un incident avec un coéquipier. Alors que les deux jeunes hommes s'apprêtaient à prendre leur douche, l'autre, "après avoir tenté de se retenir", explose : "Mais elle est toute petite, c'est un truc de fou !". 

Sikou, qui avait déjà eu à subir des moqueries par le passé, ne parviendra alors plus à passer au-dessus : "Les douches collectives, c'était mort. Je n'ai jamais joué au foot en club. Jamais. Certains disent qu'ils ont perdu leur carrière à cause d'une blessure aux croisés, moi, c'était le "croisé du calebar"".

Selon l'ex-futur espoir du football français, son cas ne serait pas isolé. Pas nécessairement lié à la taille du sexe, mais tout simplement au regard des autres. "Je me suis rendu compte que ça touchait énormément d'hommes. On appelle ça "le syndrôme du vestiaire". Alors que je pensais que j'étais le seul à avoir ma tête qui disait "quelle honte d'avoir ce corps-là".

Ce "syndrôme du vestiaire" est le sujet du documentaire publié par Sikou Niakaté, intitulé "Dans le noir, les hommes pleurent". Un documentaire dans lequel de nombreux joueurs témoignent de leur propre expérience, comparable. 

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