Jérémy Taravel est déjà l'un des meilleurs intérimaires de l'histoire du RSC Anderlecht
Il n'y a plus vraiment de doute : Jérémy Taravel restera l'entraîneur du RSC Anderlecht jusqu'en fin de saison. En attendant, il est déjà l'un des entraîneurs intérimaires les plus marquants de l'histoire du Sporting.
Ce serait une énorme surprise si, après les résultats des dernières semaines, la direction du RSC Anderlecht sortait un lapin de son chapeau et ne confirmait pas Jérémy Taravel comme entraîneur des Mauves jusqu'en fin de saison.
Non, pas jusqu'en fin de phase classique : après tout, il ne reste déjà plus que trois matchs, et si Taravel emmène les Mauves en Playoffs, on voit mal quel entraîneur pourrait arriver entre la 30e journée et le début de la phase finale qui aurait l'approbation du vestiaire et du public. Si l'intérimaire est confirmé, il faut que ce soit jusqu'en fin de saison, finale et PO1 compris - évitons la jurisprudence David Hubert.
Taravel fait mieux que Nicolas Frutos, Robin Veldman et Karim Belhocine
Avec un beau 7/9 en championnat, Taravel présente une moyenne de 2,5 points par match qui le place déjà statistiquement parmi les meilleurs intérimaires de l'histoire du club. Il fait ainsi mieux que Nicolas Frutos, intérimaire en 2016 après le licenciement de Weiler, et qui avait remporté deux victoires en championnat dont le Clasico, mais avait lourdement perdu à domicile contre le Celtic Glasgow (0-3).

Les deux bilans, cependant, sont comparables, et le public avait plaidé la cause de Frutos à l'époque, estimant que l'Argentin méritait sa chance un peu plus longtemps. C'est cependant un poids lourd qui lui avait succédé : Hein Vanhaezebrouck. On ne le savait pas encore, mais le RSCA n'allait pas gagner le moindre titre par la suite.
Karim Belhocine, lui, est un cas différent puisque l'Algérien a réalisé deux intérims lors de la même saison : le premier après Hein Vanhaezebrouck, avec un 3/6... et le deuxième après la catastrophe Fred Rutten, cette fois jusqu'en fin de saison. Belhocine ne collait pas au style maison et son bilan de 9/24 ne plaidait pas suffisamment en sa faveur pour envisager qu'il reste, même s'il a laissé l'image d'un meneur d'hommes assez apprécié.

Signe clair que le RSC Anderlecht n'est pas en grande forme, il y a eu plus d'entraîneurs intérimaires sur les dix dernières années que dans toute l'histoire du club par le passé, et un autre exemple est ainsi Robin Veldman, coach d'octobre à décembre 2022 après le licenciement de Mazzù. Et avec un 4/9 en championnat, une victoire cruciale à Silkeborg en Conference League et une qualification (certes peu convaincante) en Coupe, il aura confirmé cette habitude récente des intérimaires anderlechtois de faire... mieux que leur prédécesseur, et même souvent mieux que leur successeur.
C'est aussi ce qu'a fait David Hubert : confirmé dans ses fonctions un peu par défaut après avoir remplacé Brian Riemer, l'ex-capitaine des Futures présentait alors un bilan de 5/9 en championnat mais surtout deux belles victoires en Europe. C'est la suite qui a péché, au point où Besnik Hasi lui succédera avant les Playoffs... sans succès
. Le cas de Taravel est fort comparable à celui d'Hubert, à une exception près : personne ne s'attend vraiment à ce que le Français reste coach des Mauves après les Playoffs. L'objectif sera que le directeur sportif arrive avec un entraîneur dans ses bagages.
Et par le passé ? Jean Dockx, l'intérimaire de choix
Bien sûr, avant le XXIe siècle, d'autres intérimaires se sont signalés au RSC Anderlecht. Le plus illustre d'entre eux est le grand Jean Dockx, éternel adjoint du Sporting qui a assuré trois périodes d'intérim en quinze ans au club - souvent avec succès. Il n'avait pas l'ambition d'être T1, même s'il finira par l'être en 1998-1999 et ira chercher un ticket européen dans des circonstances compliquées.
Depuis des années, c'est d'ailleurs devenu une volonté des différents dirigeants du RSCA : trouver le "nouveau Jean Dockx". Pär Zetterberg espérait devenir cet homme de l'ombre et confident des joueurs, mais l'expérience avait (mal) tourné court. Et si Jérémy Taravel, après son dépannage de luxe cette saison, restait dans le staff pour occuper ce rôle ? Ce serait aussi oublier que Dockx, avant d'être adjoint, a été une icône en tant que joueur. Mais les temps ont changé...
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