"J'étais un joueur lambda" : un ancien d'Anderlecht raconte le choc ressenti lorsqu'il a rejoint le Sporting

"J'étais un joueur lambda" : un ancien d'Anderlecht raconte le choc ressenti lorsqu'il a rejoint le Sporting
Photo: © photonews
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Fabrice N'Sakala a été marqué par son arrivée à Anderlecht il y a plus de dix ans. Il y a découvert la culture de la gagne.

Pour un joueur passant de la Ligue 1 au championnat belge, Fabrice N'Sakala a pris une vraie claque en posant ses valises à Bruxelles en 2013 : "J'ai dû me mettre à niveau. J'étais bon, même en Ligue 1. Je suis arrivé, j'étais un joueur lambda", se souvient-il pour Addict O Foot.

"Je bombais le torse ; en France, on a quand même notre fierté. Et puis, tu vois qu'il y a des gamins de 16-17 ans comme Chancel Mbemba, Youri Tielemans ou Dennis Praet qui venaient de la réserve qui jouaient comme si ça faisait dix ans qu'ils disputaient la Ligue des Champions. Je me suis dit que si je ne me réveillais pas, j'allais me faire manger", poursuit-il.

Et il n'y a pas que la qualité des joueurs qui le frappe. La mentalité du noyau est également bien différente de ce qu'il a connu à Troyes. La compétitivité dans les petits jeux d'entraînement le met directement dans le bain, les remontrances d'Olivier Deschacht aussi.

La gagne sinon rien

"Le capitaine me convoque à une réunion. Dans ma tête, je me demandais : 'C'est qui, lui ?' ". Deschacht voulait remettre l'église au milieu du village après une contre-performance : "Bruges nous est passé devant, ce n'est pas normal. Il faut garder notre exigence et notre ambition. On va passer pour des faibles, les gens vont penser qu'il est possible de nous battre. J'exige que le week-end prochain, on ne prenne pas de but. Et qu'on en inscrive au moins trois".

"En fait, le problème, c'était moi. Je n'étais pas assez ambitieux. Ce discours, il ne venait même pas du coach, c'était le capitaine. Un capitaine qui affirme que l'équipe, c'est la sienne. Et qu'on ne joue pas avec ses titres. Tu es deuxième, tu fais une vraie saison, mais si tu la finis sans titre, tu passes pour la pire génération, le pire noyau", raconte N'Sakala.

Cette rage de vaincre se communique alors à tout le monde, même à ceux qui n'en avaient pas l'habitude : "Même moi, je suis arrivé à un niveau ou je disais à mon concurrent qu'il ne jouerait plus. J'étais devenu un tueur". La mentalité qui fait défaut au Sporting depuis plusieurs saisons ?

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