Anderlecht garde Besnik Hasi, mais pour combien de temps ? L'entraîneur semble être sous un sursis
Photo: © photonews
Besnik Hasi a été maintenu ce lundi à la tête d'Anderlecht après des réunions internes à Neerpede. Mais le message est clair : un faux pas contre le Standard ce week-end pourrait lui être fatal.
La direction, avec le CEO Kenneth Bornauw en première ligne, espère que Besnik Hasi parviendra enfin à provoquer l’électrochoc attendu. Un scénario similaire s’était produit en novembre, lorsqu’une réunion de crise entre les joueurs avait débouché sur un regain de forme, marqué par des victoires face au KV Malines, à La Louvière, au Club de Bruges, à l’Union et à Genk. Mais ce mois de novembre est désormais loin derrière, et la situation apparaît aujourd’hui bien plus préoccupante. Si Anderlecht s’en sort face au Standard mais chute contre l’Antwerp, l’aventure pourrait également toucher à sa fin pour Hasi.
Sur les six dernières rencontres, Anderlecht n’a pris que 5 points sur 18. Le partage face à Dender a encore mis en évidence la fragilité de l’équipe. Besnik Hasi se retrouve à nouveau sous pression, tandis que la direction a rappelé le groupe de joueurs à ses responsabilités. Une réaction forte lors du Clasico face au Standard est désormais indispensable.
Et le calendrier n’offre aucun répit. Après le Clasico, Anderlecht enchaînera directement avec la demi-finale de la Coupe contre l’Antwerp. Pour le coach, cela signifie qu’il doit pratiquement gagner deux matches d’affilée. D’autant que le programme du RSCA est particulièrement chargé : cinq des huit dernières rencontres de championnat se joueront à l’extérieur, avec les matches de Coupe intercalés. Une seule mauvaise semaine pourrait déjà s’avérer fatale.
Pour autant, Besnik Hasi n’est pas le seul responsable. L’effectif a été surestimé par la direction sportive, et une série de blessures depuis décembre a encore fragilisé ce jeune groupe. Ilay Camara, Marco Kana, Ludwig Augustinsson et Mario Stroeykens ont été indisponibles, tandis que Nathan De Cat a dû évoluer malgré une blessure.
Anderlecht pourrait se mettre en quête d’un plan B
Jusqu’ici, la direction a choisi de ne pas intervenir, sans doute faute d’alternative immédiate. Le club prône la stabilité, mais ce sursis ressemble surtout à une dernière chance, où tout peut basculer à tout moment.
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Rares sont les entraîneurs qui survivent lorsque le doute s’installe durablement. Il n’est donc pas exclu que la direction sportive commence à définir le profil d’un successeur capable d’apporter un autre style de jeu. Mais changer une nouvelle fois de cap en pleine saison s’est déjà révélé délicat par le passé. La saison dernière, Besnik Hasi n’était d’ailleurs pas parvenu à remettre l’équipe sur les rails avant les Champions’ Play-offs et la finale de la Coupe.
Quoi qu’il en soit, la semaine à venir s’annonce décisive. Renverser une nouvelle fois l’opinion des supporters ne sera pas simple. Et à Anderlecht, chacun sait à quel point leur avis pèse lourd.
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